Livres en VO

  • Grâce à cette célèbre enquête de Sherlock Holmes, les élèves de collège pourront lire en VO, une histoire aussi mystérieuse que passionnante. Pour une meilleure compréhension, tous les textes ont été adaptés et des traductions des mots les plus difficiles figurent dans les marges.

  • Grâce aux enquêtes de Jordan, jeune français aux prises avec de mystérieux malfrats sévissant sur le sol anglais, les lecteurs de 9 ans pourront s'initier à la langue anglaise et mémoriser les mots essentiels et les expressions les plus courantes. Un lexique en fin d'ouvrage rassemble le vocabulaire anglais utilisé dans le récit.

  • Je ne suis pas un gay de fiction a été l'un des évènements young adult de l'année 2018 au Japon. Décrivant avec un réalisme troublant le quotidien d'un lycéen gay, l'ouvrage a su fédérer autant les concernés que les lecteurs lambdas. Loins des romans MxM fantasmés, cet ouvrage aborde des thématiques bien réelles. Un futur incontournable, à n'en pas douter !
    Jun est lycéen, et il est gay. Bien que vivant caché, il sait parfaitement qui il est. Fan de Freddie Mercury, il fréquente un homme plus âgé que lui... et marié ! Son seul véritable confident, Mister Farenheit, est une connaissance d'internet avec qui il discute via les réseaux sociaux. Mais quand un matin, au détour d'une librairie, il croise Miura, une de ses camarades de classe, en train d'acheter un manga homo-érotique, son quotidien va petit à petit s'effriter. Car cette dernière, fan de " tout ce qui est homo ", ne voit pas l'évidence devant elle. Petit à petit, la lycéenne va tomber amoureuse de Jun... Ce dernier, prêt à tout pour entrer dans le moule et obtenir un bonheur " comme les autres ", va essayer de répondre à cet amour. Combien de temps pourra-t-il entretenir ce mensonge ?

  • Extrait
    Je m’appelle Kilian Broddy, j’habite une petite ville de France, je suis né d’une mère française un peu excentrique et d’un père anglais, donc forcément très excentrique. Avec une hérédité pareille, comment voulez-vous que je ne sois pas un peu bizarre ? Ma mère est maîtresse d’école. Mon père, je ne sais pas trop. Il est tout le temps parti pour son travail, des fois en Angleterre, des fois ailleurs, mais je ne sais pas vraiment ce qu’il fait pour « gagner l’argent du ménage », comme dit grand-mère. Elle radote toujours des choses sans intérêt, ma grand-mère. Mes parents m’appellent Kiki, y compris devant mes copains. J’aime pas trop. À l’école, les autres m’appellent juste Broddy. Il y en a même qui pensent que c’est mon prénom, ils ne font pas bien la différence. J’aime pas trop non plus. D’une manière générale j’aime pas bien qu’on m’appelle. J’aime mieux qu’on me laisse tranquille. Maman et moi, on est assis tous les deux sur le canapé du salon qui est bien cosy de partout avec tous ses bibelots. On regarde un de mes DVD préférés, un vieux film de Tarzan en noir et blanc. Maman regarde aussi, elle dit que ça lui rappelle quand elle était petite. Elle dit qu’elle aimait bien Tarzan parce qu’elle était un vrai garçon manqué à l’époque, mais j’ai du mal à la croire. Elle est toute menue et elle pleure tout le temps, surtout ces derniers temps. Je pense que c’est parce qu’elle se dispute souvent avec mon père, enfin quand il est là. Tiens, par exemple là, elle pleure.
    My name is Kilian Broddy. I live in France, in a small city. My mother’s French and a bit eccentric, and my father’s English — which means he’s very eccentric. With such heavy heredity, there’s no way I can’t be slightly weird. My mother is a primary school teacher. I’m not sure what my father’s job is. He’s always away on business. Sometimes he goes to England, sometimes elsewhere, but I don’t really know what he does “to earn his daily bread,” as Grandma says. My grandmother is always babbling about boring things. My parents call me Kiki, even when my friends are around. Can’t say that I like it much. At school the other guys just call me Broddy. Some of them even think it’s my first name, they don’t really know which is which. Can’t say that I like it much either. As a rule I don’t like being called. I’d rather be left alone. Mum and I are sitting on the settee in the sitting-room that is nice and cosy with all its ornaments. We are watching one of my favourite DVDs, an old Tarzan in black and white. Mum’s watching it with me because she says it reminds her of the time when she was a little girl. She says she liked Tarzan because she was a real tomboy at the time, but I find that hard to believe: she’s very tiny and she’s always crying — she’s been doing that a lot lately. I think it’s because she often quarrels with my father — that is, when he’s around. Now, for instance, she’s crying.




  • Table des Matières
    1 : Disparition
    Une centaine de lycéennes sont scolarisées, en externat ou en internat, au lycée Richard de Nancy. Cet établissement a la particularité de n'accueillir que des filles. C’est une grande bâtisse cernée de murs très hauts, un monastère en quelque sorte, les vêpres et les moines en moins. Un magnifique parc aux arbres bicentenaires et un potager lilliputien y font deux taches vertes, l’une vaste et l’autre minuscule.
    Lundi 28 septembre
    Barry était assis, depuis un quart d'heure, sur une chaise étroite en face du proviseur, bien à l'aise dans un fauteuil estampillé Art nouveau.
    Le chef de l'établissement poursuivait d'une voix ferme :
    — Nous appliquons ici une discipline sévère. Comme nos élèves sont internes par choix dans ce lycée expérimental, elles se plient facilement au règlement. Elles reprennent confiance et améliorent leurs résultats dans les matières scientifiques. Hélas, ce projet prendra fin l'année prochaine. Les résultats semblent prouver que la non-mixité n'est profitable qu'aux filles. Nous leur offrons les meilleures conditions de travail. Vous pouvez vérifier. Je vous donne carte blanche pour aller et venir dans les moindres recoins de mon lycée. Nous n'avons rien à cacher !
    1 : Disappearance
    About a hundred girls – some boarders, others non-residents – attend Richard High School in Nancy. What is particular about it is that it’s a girls-only institution. It’s a large building surrounded by very high walls, a kind of monastery – minus vespers and monks. Splendid grounds planted with twohundred- year-old trees and a Lilliputian vegetable garden make two green patches, a huge one and a tiny one.
    Monday, September 28
    Barry had been sitting for fifteen minutes on a narrow chair, facing the headmaster who seemed to be particularly comfortable in his Art Nouveau armchair.
    The latter was saying firmly, “Discipline, here, is very strict. As our students choose to board in our experimental high school, they obey the rules willingly. They regain their self-confidence and improve their grades in the sciences. Unfortunately, the project will come to an end next year. The results seem to prove that single-sex education benefits girls only. We offer them the best working conditions. You can check that. I’m giving you carte blanche to come and go as you please in the whole high school. We have nothing to hide.”

  • Extrait
    Daniella, très digne, et toute de noir vêtue, est installée au premier rang de l’assemblée. Elle a atrocement mal aux pieds.
    Le prêtre a été un peu long dans l’éloge de feu son mari, et elle examine depuis un moment, mais fort discrètement, les détails des vitraux de la petite chapelle. L’inévitable Christ en croix, immense, disproportionné, juste au-dessus de l’autel. Les apôtres. Les martyrs. Les saints.
    À sa droite, Jean-Patrick est assis, incroyablement raide, jambes croisées, mâchoire serrée. Il a les yeux secs. À sa gauche, Nina, généralement si maîtresse d’elle-même, est, depuis le début de la cérémonie, secouée de sanglots. Elle était tellement plus proche de Roland que son frère cadet… Père et fille cultivaient une complicité qui avait toujours laissé Daniella pantoise : en compagnie de cette enfant qui lui ressemblait tant, Roland, si formel, si raisonnable, si engoncé dans sa petite vie rangée, devenait un autre homme, détendu et souriant. Il était soudain volubile, enthousiaste même.
    Full of dignity and dressed entirely in black, Daniella was sitting in the front row of the congregation. Her feet were killing her.
    The minister had rather overextended her defunct husband’s eulogy and, for a while, she had been examining intently, albeit discreetly, the details on the chapel’s windows. The inevitable Christ on the Cross, so large and out of proportion, just above the altar. The apostles. The martyrs. The saints.
    Jean-Patrick, sitting bolt upright, with crossed legs, his jaw firmly set was sitting to her right. His eyes were dry. To his left, Nina, who usually had so much self-control, had been sobbing her heart out ever since the ceremony had started. She was so much closer to Roland than her younger brother... Father and daughter had developed a complicity which had always amazed Daniella: when he was with that child who looked so like him, Roland, usually so formal, so reasonable, so wrapped up in that cosy little life of his, would become a different man: relaxed and smiling. Suddenly, he would become very talkative, even enthusiastic.

  • Otages / hostages

    Jean-Claude Baudroux

    • Oxalide
    • 1 Janvier 1970

    Extrait
    Les jours qui suivirent cette mémorable mousse au chocolat furent interminables : j’attendais le vendredi 8 mai où l’ancien ministre, Roger Blanchard, devait me remettre mon premier prix. Et puis, il y eut ce jeudi 7 mai !…
    Je n’oublierai jamais cette journée ! D’abord parce que c’était la veille de mon triomphe. Ensuite, à cause de cette étrange impression que j’ai éprouvée quand je suis sorti du collège.
    J’ai senti qu’il se passait quelque chose de bizarre, comme si le décor avait changé demanière imperceptible. Ce n’était sans doute qu’unminuscule détail,mais j’avais la vague certitude que ce détail était essentiel, vital même.
    The days which followed thatmemorable chocolatemousse were interminable - I couldn't wait for Friday 8thMay when the former minister, Roger Blanchard, was to award me with my first prize. And then there was Thursday 7th May!...
    I'll never forget that day! Firstly, because it was the day before my triumph was to take place and next, because of the strange feeling I had on coming out of school.
    I could sense something bizarre was going on, as if someone had imperceptibly moved the scenery around. It was probably just a tiny detail but I had the vague conviction that this detail was essential, even crucial.

  • Extrait
    Cela faisait plus de deux heures que le train roulait.
    Les enfants du fond du wagon s’étaient réveillés de leur sieste et commençaient à s’exciter. Les deux jeunes monitrices s’évertuaient à leur proposer des jeux pour les occuper.
    Ils exploitèrent tout d’abord les mots gigognes : valise - liseron - rond de chapeau - policier - scier du bois… jusqu’à ce que l’un d’eux prétende compléter oiseau par saucisse. On lui fit remarquer que le « seau » de oiseau se prononçait « zeau » et celui de saucisse, « sau », il ne voulut rien entendre et le jeu dégénéra en dispute. Les enfants disaient n’importe quoi et s’excitaient sur les mots de leur invention ou sur des grossièretés. On jugea qu’il fallait arrêter les frais quand on en arriva à sudoku-cul de singe et autre, et on passa à « Jacques a dit », qui lui-même se termina avec des propositions aussi intéressantes que « Jacques a dit : grattez-vous les fesses… ».
    Les pauvres monitrices, dépitées, finirent par les laisser se débrouiller entre eux. Les gamins sortirent alors leurs Game Boys, magazines et jeux de cartes.
    Là encore, le calme ne dura pas très longtemps. Les plus créatifs inventèrent une distraction qui eut un succès immédiat dans le groupe : il consistait à lancer des projectiles faits avec les cartes à jouer pliées en fusées.
    The train had been going for over two hours.
    The children at the end of the compartment had woken up from their nap and were starting to get excited. The two group leaders were doing their best to keep them busy by suggesting some games for them to play.
    They first of all had a go at doing a last-syllable word chain game: picnic - nicotine – teenager – giraffe - after... until one of them reckoned he could complete terrific with thicko. The others pointed out to him that the "fic" of terrific was pronounced "f" and that of thicko "th" but he wasn’t having any of it and the game degenerated into an argument. The children were saying any old thing and were getting carried away with phrases of their own invention or with dirty words. It was decided to call it a day when they went fromadd-ict to dick-head and other words in the same vein, so they passed on to "Simon said" which, in turn, ended up with such interesting propositions as "Simon said: scratch your bum... ".
    Feeling weary, the poor group leaders gave up and left them to their own devices. The boys and girls proceeded to get out their Game Boys, magazines and packs of cards.
    Even then, the peace didn’t last very long. The more creative ones among them came up with a form of entertainment that met with instant success within the group, which consisted in throwing projectiles made with playing cards folded into the shape of a rocket.




  • Extrait
    Prologue
    La sirène de la police. En pleine nuit. Sur les hauteurs de Nogared.
    Anaïs était effondrée. Qui aurait pu prévoir cela ? Elle devait pourtant affronter la dure réalité. Ses quatre amies aussi. Élise, Lucile, Camille et Leslie. Unies comme les doigts de la main. Et âgées de seize ans.
    On les surnommait les 5. Tout simplement.
    Les 5 allaient devoir être soudées comme jamais. Plus encore que pendant leurs matchs de basket.
    Des phares trouèrent la nuit. C’était la voiture des policiers. Anaïs poussa un profond soupir et se leva, pas certaine de tenir le choc lors de leur interrogatoire.
    Prologue
    The police siren, in the middle of the night, in the hills above Nogared. Anaïs was distraught. Who could ever have foreseen such a thing? Yet she had to face the harsh reality of the situation. So did her four friends, Élise, Lucile, Camille and Leslie.
    They were as close as they come, all of them sixteen. They were known as the 5, simple as that. But now the 5 would have to be more closely-knit than ever – even more than during their basketball matches.
    Headlights lit up the dark night. It was the police car. Anaïs gave a deep sigh and got to her feet, not certain that she would be able to cope with it once they started their questioning.




  • Table des Matières
    1
    — Je m’appelle Kilian Broddy. J’ai 11 ans. Ma mère est maîtresse d’école et mon père est recherché par toutes les polices de France.
    — Tu vas me saouler longtemps avec ça ? Remets-toi, ça fait trois jours maintenant que ton père s’est évadé.
    Je suis allongé sur le lit, face à un poster de Snoop Dogg, dans la chambre de Tariq, mon meilleur copain. Et je me demande si notre amitié n’est pas en train de partir à nouveau en sucette.
    Enfin, c’est mon seul copain, et vu comme il me parle, c’est dire la vie que j’ai ! Mais bon, il est toujours là quand j’ai des ennuis et ça, ça n’a pas de prix. Quand même, il est bien pénible des fois.
    Comme là, par exemple.
    — Tu m’excuseras, ça fait tout de même un choc : il y a moins d’une semaine j’avais une vie normale, et tout d’un coup je découvre que mon père est trafiquant de drogue et que ma mère est complice de son évasion. Mais c’est pas grave, il faut que je m’y fasse, tout va bien, youpi !
    — Arrête de dramatiser, l’Angliche. Personne n’est mort. De quoi tu te plains ?
    — Oui, tu as peut-être raison. Mais bon, ça me perturbe quand même, et puis figure-toi que ça recommence.
    — Qu’est-ce qui recommence ?
    1
    “My name is Kilian Broddy. I’m 11. My mother’s a primary school teacher, and my father’s being hunted down by all the French police forces.”
    “When are you going to quit repeating that? Get over it! It’s three days now since your father escaped.”
    I’m lying on the bed in Tariq’s room, facing a Snoop Dogg poster. Tariq’s my best friend. Mind you, I’m wondering if our friendship is not going down the drain again. Well, he’s my only friend, and given the way he talks to me, you see the kind of life I have. Anyway, he’s always there when I’m in trouble and that is priceless. All the same, he can be a pretty big nuisance sometimes. Like now, for instance.
    “Well, I’m sorry, but it’s been a bit of a shock. Less than a week ago I was living a normal life, and all of a sudden I discover that my father’s a drug dealer and that my mother helped him to escape. But who cares? All I have to do is get over it, everything’s fine, yippee!”
    “Hey limey, stop making it bigger than it is. Nobody died. So what are you complaining about?”
    “Yes, maybe you’re right. Still, all the same, it bothers me. And let me tell you this: it’s beginning all over again.”
    “What is beginning all over again?”

  • Extrait
    La cabane n’est pas très éloignée de notre quartier mais le problème, c’est qu’il y a une petite forêt à traverser. En fait, ce n’est pas vraiment une forêt, c’est plutôt un terrain vague sur lequel ont poussé des arbres. Et au bout du terrain vague, il y a la cité des Jonquilles, les Jonk, comme on dit. C’est là que vivent Raphaël et ses trois copains. On a toujours un peu mal au ventre quand on traverse le petit bois, parce qu’on a la trouille de tomber sur eux.
    Ils sont au collègemais on dirait qu’ils n’ont jamais de devoirs, ils passent leur temps assis au pied des arbres. Quand ils en ont assez de la nature, ils vont sur la place du jet d’eau, à côté de lamairie et ils passent des heures, assis par terre ou debout, adossés contre le mur.
    The den wasn't very far fromour neighbourhood, but the problem was that there was a little forest you had to go through. Actually, it wasn't really a forest, more like a waste ground where some trees had sprouted up. At the far end of the waste land, there was the Daffodils estate, the Daffs, as it was called. That was where Raphael and his three friends lived. We always had the butterflies when we went through the little wood because we were scared to death of bumping into them.
    They were at the middle school but you'd have thought they never ever had any homework – they whiled the time away sitting under the trees. When they'd had enough of nature, they headed for the square with the fountain, near the town hall, and they spent hours sitting down or standing up, leaning against the wall.

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