Albin Michel

  • « Wright, Ellison, Baldwin : trois êtres aux veines irriguées par le sang de l'Afrique, trois maîtres du Verbe qui vont secouer l'Amérique en témoignant de leurs parcours, désireux de faire entendre leur révolte et de revendiquer leurs qualités de penseurs, d'écrivains, de militants. Trois hommes de couleur qui haranguent, qui publient pour se libérer d'un sentiment d'injustice et de peur, et qui portent les cicatrices de leurs rapports tendus avec l'Amérique blanche, dans le Sud comme dans le Nord. »
    Entremêlant le destin de ces trois écrivains noirs américains de premier plan, dont les vies couvrent l'intégralité du XXe siècle, Liliane Kerjan, spécialiste de littérature américaine, réalise un triptyque aux couleurs fortes et brosse le portrait d'une Amérique tourmentée qui n'a toujours pas réussi à guérir des blessures héritées du temps de l'esclavage. Alors qu'aujourd'hui le pays tout entier s'embrase face à l'injustice et aux violences policières endémiques qui se multiplient à l'encontre des Noirs, ce livre fait résonner de manière inédite les mots de trois figures majeures de la littérature et du combat pour l'égalité de tous, porteurs d'un grand rêve inachevé.

  • « On s'arrête tout à coup de lire. Sans pour autant lever les yeux. Ils restent sur le livre et remontent les lignes, reprenant une phrase, un paragraphe, une page. Ces mots, ces simples mots, ne nous évoquent-ils pas notre enfance, un livre, une querelle, des vacances, un voyage, la mort, des plaisirs soudain revenus sur nos lèvres ou courant sur la peau...
    C'est sans doute pourquoi elle interrompt aussi mes lectures pour des bagatelles, des sottises, des frivolités, des riens qui sont de nos vies des signes de ponctuation et d'adieu. »

  • Moi Elton John

    Elton John

    Elton John : un nom, une légende vivante. De ses débuts à sa gloire planétaire, sa carrière est à l'image de sa vie : extraordinaire. Aujourd'hui, pour la première fois, il se raconte et nous fait vivre son incroyable aventure, avec ses moments les plus fous et les plus déchirants. Né dans la banlieue londonienne de Pinner, le petit Reginald Dwight se rêve très tôt un destin de pop-star. Il se réalise lors de son tout premier concert aux Etats-Unis sous les yeux d'un public stupéfait par sa combinaison jaune canari, son T-shirt étoilé et ses bottes aux ailes dorées. Elton John est né, et le monde de la musique ne sera plus jamais le même. Des premiers refus essuyés avec son parolier Bernie Taupin à son ascension fulgurante dans les charts ; de ses amitiés avec John Lennon, Freddie Mercury et George Michael à sa rencontre avec la reine d'Angleterre qui l'anoblit ; de ses tentatives de suicide à son addiction à la drogue, tenue secrète, et dont il mettra plus de dix ans à se libérer, ces pages retracent le parcours hors du commun d'une des dernières rock stars du siècle. Elton John est aussi un homme engagé : dans ce livre, il parle très ouvertement de sa désintoxication et de la création de la fondation contre le SIDA qui porte son nom. Il évoque sa rencontre du grand amour en la personne de David Furmish, ses vacances avec Versace et l'enterrement de Lady Diana. Et il revient sur l'instant précis où il a voulu devenir père, au risque de bouleverser à nouveau sa vie. Passionnant, débordant d'humour et profondément émouvant, Moi vous embarque dans un voyage en tête à tête avec une légende vivante.

  • Lettres & mémoires

    Maria Callas

    « Un jour, j'écrirai mon autobiographie, je voudrais l'écrire moi-même afin de mettre les choses au clair. Il y a eu tellement de mensonges dits sur moi...» Grâce à cet ouvrage exceptionnel, qui réunit plus de 350 lettres inédites couvrant trois décennies (1946-1977) et ses mémoires inachevés, le voeu de Maria Callas devient enfin réalité.De son enfance modeste à New York aux années de guerre à Athènes, de ses discrets débuts à l'opéra aux sommets d'une carrière planétaire entachée par les scandales et les épreuves personnelles, de l'amour idéalisé pour son mari à sa passion enflammée pour Onassis, ce récit unique nous fait découvrir pour la première fois l'histoire vraie derrière la légende. Se dévoile tantôt Maria, la femme vulnérable, déchirée entre sa vie sur scène et sa vie privée, tantôt Callas, l'artiste victime de son exigence et en perpétuelle bataille avec sa voix, et qui, malgré la solitude parisienne des dernières années, continuera de travailler sans relâche jusqu'à son dernier souffle, à l'âge de 53 ans.L'autoportrait bouleversant et fascinant de la plus grande voix du XXe siècle.

  • Hildegarde de Bingen

    Pascale Fautrier

    Une légende contemporaine veut que Hildegarde de Bingen, la célèbre bénédictine qui composa des chants liturgiques, inventa une langue, s'intéressa à la médecine et fut, dit-on, la première naturaliste d'Allemagne, soit née dans un modeste village de Rhénanie-Palatinat. Reprenant la thèse du professeur Franz Staab, abandonnée à la mort de ce dernier, et affirmant que Hildegarde de Bingen serait née en réalité dans la forteresse Bckelheim, domaine royal occupant une place centrale dans l'histoire germanique, Pascale Fautrier, dont les travaux universitaires portent sur les résonances entre vie intime, politique et religion, opère un véritable renversement qui conduit à une lecture entièrement nouvelle de la sainte et de son oeuvre. Tournant résolument le dos à l'hagiographie, elle replace la théologienne dans son contexte historique et intellectuel celui du temps long de l'histoire allemande et européenne. Ce texte remarquable, fruit de plusieurs années de recherches, fait d'Hildegarde de Bingen, élevée par Benoît XVI à la dignité de Docteure de l'Eglise, non plus le chantre d'une néo-spiritualité acculturée, favorisant toutes les confusions, mais l'étendard d'un nouveau syncrétisme savant.

  • « Me voilà dans le sillage d'un homme à la destinée exceptionnelle. Le dossard de "Poupou" en point de mire. Notre échappée belle. Il est désormais mon Poulidor. »
    Éternel second ? Raymond Poulidor est bien davantage. Rien ne prédestinait ce fils de paysans, qui ne pouvait se payer ni ses études ni un vélo, à devenir un grand champion. S'il n'a jamais gagné le Tour de France (mais a battu Eddy Merckx), Raymond Poulidor appartient à notre patrimoine. Supporter de toujours, le biographe Jean-Claude Lamy nous entraîne, à la manière des grands journalistes sportifs, dans l'intimité d'une icône. De Michel Audiard à René Fallet, d'Antoine Blondin à Georges Brassens, il nous raconte les amitiés, les passions, les rencontres et les coups d'éclat du cycliste, dont un duel avec Anquetil. Entre abnégation, rêves et déceptions, le parcours de « Poupou » est celui d'un passionné qui aura gravi tous les échelons pour entrer dans la légende du cyclisme mondial.

  • « Mots autobiographiques, mots intimes, mots professionnels, mots littéraires, mots gourmands... Tous ces mots forment un dictionnaire très personnel. Mais les mots de ma vie, c'est aussi ma vie avec les mots. J'ai aimé les mots avant de lire des romans. J'ai vagabondé dans le vocabulaire avant de me promener dans la littérature. Sur ces mots... »Bernard Pivot

  • Big bang

    Jacob Irene

    « Ici, devant le deuil et la promesse de la vie, je me tiens et j'avance... »
    Irène Jacob, l'inoubliable interprète de La Double vie de Véronique, rapproche deux évènements simultanés et essentiels : la disparition de son père, grand physicien, et la naissance d'un enfant.Ce texte subtil, sensible et tendre lui permet de revenir à ces deux moments où le miracle de la vie et l'infiniment grand se mêlent. La physique, le firmament à perte de vue, le big bang, les questions de la psychanalyse mais aussi la perception du temps, la brume des souvenirs ou les images à vif, les émotions, leurs manifestations explosives, le sommeil et les rêves irisent ce récit tout à la fois bouleversant et lumineux.

  • Laurent le magnifique

    Marcel Brion

    Dans cette biographie devenue un classique et écrite avec l'art consommé du romancier, Marcel Brion nous présente tout d'abord les premiers Médicis, Salvestro, Averatdo, Giovanni véritable artisan de la fortune de la famille, Cosimo, plus ambitieux en politique, plus sensible au faste, surnommé le Père de la Patrie, et enfin Laurent, son petit-fils (1449-1492). Marcel Brion sait conter à merveille et campe comme nul autre ses personnages. Fluide et passionnante, son récit retrace l'histoire des conspirateurs florentins, des moines fanatiques, des cardinaux intrigants, des condottieri retors, mais aussi toute une pléiade de poètes, d'artistes et de jolies femmes.Le roman vrai d'une vie qui ressemble à une légende !

  • Tout va bien

    Agathe Auproux

    J'ai un cancer. J'ai 27 ans et j'ai un cancer. Un lymphome exactement. J'ai donc entamé un protocole de six mois de chimiothérapie et je vais sans doute perdre mes cheveux. J'ai un cathéter placé sous ma peau, extrêmement visible. Il est juste au-dessus de mon sein droit, et relie ma veine jugulaire à une chambre implantable tout aussi visible. L'ensemble, accompagné de charmantes cicatrices, est caché sous des habits minutieusement choisis. Mais tout va bien. Tout va bien.

    Agathe Auproux est chroniqueuse à la télévision. En novembre 2018, elle apprend qu'elle est atteinte de la maladie de Hodgkin, une forme de cancer du système lymphatique. Ce livre raconte son combat, du diagnostic à la rémission. Un témoignage puissant et juste.

  • S'il est un mystère dans l'histoire de la littérature, c'est celui du poète appelé pour la postérité François Villon (né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet « écolier » de génie, né l'année où Jeanne d'Arc, « la bonne Lorraine », a péri sur le bucher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit « la conscience de soi » dans nos lettres ?
    C'est à ce paradoxe unique un poète dont on ignore jusqu'à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre que s'attelle Sophie Brouquet avec une connaissance exceptionnelle du XVe siècle. L'occasion de visiter avec elle le cimetière des Innocents, de s'interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L'occasion surtout de comprendre la destinée d'un homme qui n'a cessé d'inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.
    Une biographie enfin exhaustive à l'usage de ceux que François Villon, l'insoumis par excellence, appelait ses « frères humains ».

  • Brillante écrivaine d'origine russe, redécouverte avec Suite française paru à titre posthume et lauréat du prix Renaudot 2004, Irène Némirovsky connut le succès dans les années 1930 avec ses romans publiés pour la plupart chez Albin Michel, avant de voir sa vie basculer tragiquement. Juive étrangère en France, elle fut déportée en 1942 à Auschwitz où elle mourut.
    Cette biographie intellectuelle s'intéresse, pour la première fois, au destin de la famille survivante qui assura la sauvegarde et la transmission de ses écrits, et apporte un éclairage neuf sur la vie de l'écrivaine, son oeuvre et sa réception controversée. Susan R. Suleiman resitue avec brio les textes d'Irène Némirovsky et ses choix de vie et de carrière, ainsi que son statut d'auteure triplement exclue, comme femme, comme Juive, comme étrangère, dans le contexte littéraire et politique de l'entre-deux-guerres.
    Pour tenter de comprendre la position de l'écrivaine par rapport aux Juifs et à la judéité, Susan R. Suleiman place au centre de son enquête la question de la haine de soi et de l'antisémitisme que certains ont pu voir dans les écrits d'Irène Némirovsky. à rebours de la thèse qui fait d'elle une écrivaine juive antisémite, Susan R. Suleiman établit que, en explorant les identités multiples et conflictuelles qui ont façonné au cours du XXe siècle les vies des Juifs sécularisés d'Europe et d'ailleurs, c'est bien au malaise existentiel de ces éternels « étrangers », parmi lesquels elle se comptait, qu'Irène Némirovsky a consacré une partie importante de son oeuvre.

  • « Si l'esprit de Pierre Bergé a gardé le brillant du cristal, l'eau en est trouble, à l'image de son âme. Mais n'est-ce pas aussi ce qui en fait l'attrait pour certains et provoque la répulsion des autres ? S'il n'avait pas réussi à sortir de sa niche, cet être policé à l'extrême serait resté un insupportable roquet, aboyant nuit et jour dans l'indifférence de ses propriétaires. En faisant de sa vie, non pas un roman mais une épopée, Pierre Bergé y jette en pâture l'amour et l'ambition, la sexualité et la réussite. Au milieu des billets de banque, les jeux de l'esprit et du corps se patinent, retardant sans cesse l'heure d'une retraite qui lui fait horreur. »
    Familier des puissants, conquérant, mécène, philanthrope, militant, imprévisible et frivole, tranchant et implacable à ses heures, Pierre Bergé (1930-2017) échappe à toute définition. Il laisse derrière lui le mystère d'une personnalité aussi impressionnante qu'insaisissable.Yann Kerlau dévoile ici les multiples visages d'un visionnaire qui, contre vents et marées, a su préserver un patrimoine unique : la maison Yves Saint Laurent. Le portrait flamboyant d'une figure du XXè siècle.

  • Comment supporter les blessures de la vie : un divorce, la perte d'un être cher, la maladie, un échec professionnel ? Où puiser la force de surmonter ces épreuves ?
    Avec la sincérité et la bienveillance qui ont fait le succès de Ce que j'ai appris de moi, Sophie Davant nous invite à découvrir nos multiples ressources intérieures : celles qui lui ont permis de rebondir face aux difficultés. Et qui vous donneront la force d'avancer.
    Comment tirer le meilleur de nous-mêmes ? En laissant s'exprimer nos fragilités au lieu de les condamner : car choisir d'être soi, c'est choisir sa vie.

  • Quatre princes de « haut vol », comme dit l'historiographe Chastellain, se sont succédé : Philippe le Hardi, politique d'une incomparable souplesse, en même temps que mécène généreux et animateur éclairé de tous les arts ; Jean sans Peur, à l'ambition qui va au besoin jusqu'au crime et dont l'astuce sans cesse en éveil se complaît dans les plus déconcertantes équivoques ; Philippe le Bon, dont la prestance et la sensualité couvrent une hautaine nonchalance en même temps qu'une bravoure de preux et qui, d'ascension en ascension, se voit un moment à la veille dêtre roi ; Charles le Téméraire, enfin, qui rêve non seulement de royauté, mais d'empire, et qui, rude joueur, en face de Louis XI, semble un instant à la veille de constituer contre lui un vaste Etat bourguignon, cet ensemble dont les Pays-Bas modernes n'ont été qu'un fragment détaché et dont les frontières largement distendues allaient du Zuyderzee au Jura et du Morvan au Rhin.
    A travers des péripéties multiples, animées, variées et parfois dramatiques, les quatre ducs travaillent, chacun selon son tempérament, à dominer la France en tant que princes français, à ériger un Etat indépendant en tant que princes cosmopolites : un Etat innommé, une Lotharingie ou une grande Bourgogne, un « grand duché dOccident », disent certains contemporains. La virtualité de cet Etat européen, qui eût réduit la France royale à n'être qu'une « petite puissance », suivant le mot de Leopold von Ranke, n'a fait que traverser en éclair le champ de vision de l'histoire ; mais il est resté dans la mémoire des hommes le souvenir d'une vie de cour magnifique, d'une littérature active, surtout d'un art d'un prodigieux éclat qui restera la gloire la plus pure des quatre règnes ducaux.

  • Best-seller international, traduit dans plus de trente langues, L'Enfant cheval racontait un voyage insensé : celui d'un père et de son fils autiste à travers les steppes de Mongolie. Le petit Rowan s'était éveillé à la vie au terme de cet incroyable périple, aidé par le pouvoir des chamans et le contact avec les chevaux. Mais, un an après, il se met à régresser. Son père se souvient alors des mots d'un chaman : il faudra encore trois voyages pour le relier définitivement au monde.
    L'Enfant et le cheval de vent donne vie à cette nouvelle aventure, de leur rencontre avec les Bushmen de Namibie et les Aborigènes du Queensland en Australie à celle des indiens Navajos du sud-ouest des états-Unis. Nourri par la magnifique énergie de l'amour d'un père pour son fils, un récit poignant, unique et plein d'espoir, tout autant qu'un document passionnant sur l'enfance et le handicap.
    « Tout, dans cette histoire, laisse à penser que quelque chose qu'il s'agisse de la puissance de l'esprit, des rites traditionnels, ou peut-être de la magie pure peut aider un enfant autiste coupé de tout à s'éveiller pleinement au monde. »
    The Daily Mail

  • Michel et moi

    Macha Méril

    « Je vous ai souvent parlé de mes libertés et de mes prisons. De mes soleils et de mes ombres. De mes fiertés et de mes doutes. De ce qui anime et de ce qui entrave la vie d'une femme de ma génération.
    Après toutes ces années, un éblouissement me saisit : la découverte de l'amour. Il porte un nom : Michel Legrand. J'ai soixante-dix-sept ans, il en a quatre-vingt-cinq.
    Nous nous étions rencontrés en 1964, et étions tombés amoureux. Mais il était marié, moi sur le point de l'être. Le hasard nous a réunis, cinquante ans plus tard. Et l'amour a explosé, plus fort encore. Comme s'il nous attendait, tapi au fond de nous. Comme si tout ce que j'avais vécu jusqu'ici n'était qu'un apprentissage me permettant de mieux accueillir un si grand événement.
    Non, l'amour n'a pas d'âge. Ou peut-être se construit-il encore mieux quand on n'a plus vingt ans. »

  • Ce récit saisissant est l'histoire d'une renaissance. Celle de Salvatore Striano, dit « Sasa », voleur, receleur, leader à quatorze ans d'un gang de gamins devenus camorristes pour se protéger de la violence des bas quartiers de Naples. Une vie dans la rue, la guerre dans la tête, la cocaïne dans le sang. à trente ans à peine, il atterrit dans une geôle espagnole avant d'être transféré en Italie. Un destin tout tracé. Fin de l'histoire.Mais c'est au coeur de l'enfer et du désespoir que son existence prend un tournant inattendu. « Sasa » découvre les livres, la littérature. Shakespeare commence à lui courir dans les veines comme une drogue qui ne tue pas mais qui sauve. Lui qui n'était jamais allé à l'école se passionne pour le théâtre, joue, renaît à la vie.
    Un récit poignant qui parle de nous, de nos forces insoupçonnées, du pouvoir salvateur des mots et de la littérature qui ont fait aujourd'hui de Sasa, que tout condamnait, l'un des acteurs les plus étonnants et les plus estimés d'Italie.
    « Un livre sur le courage et l'espoir. » La Repubblica

  • Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 80, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseigne- ment millénaire.
    De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une oeuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'unique trait de pinceau (Albin Michel).

  • Le 12 janvier 1997, Jean-Edern Hallier tombe de son vélo, à Deauville, foudroyé par une crise cardiaque. L'écrivain et polémiste disparaît un an après François Mitterrand qui l'avait tant admiré puis haï au point de confier à Roland Dumas : « Ce sont des individus qui ne méritent qu'une balle dans la tête. »
    Hallier, le borgne rebelle devenu presque aveugle, fondateur du brulot L'Idiot international, n'était pas seulement l'aventurier de la vie politique jouant les Don Quichotte. De la race des grands écrivains de la seconde moitié du XXe siècle, il laisse derrière lui une oeuvre importante, publiée essentiellement aux éditions Albin Michel.
    À partir d'archives, de témoignages inédits et de souvenirs personnels, Jean-Claude Lamy évoque la vie de ce personnage dont les excès médiatiques ont souvent masqué la flamboyante inspiration jusqu'à faire de lui un histrion (« je fais ma pub et je vous emmerde », lançait-il à ses adversaires). Et il révèle le créateur qui a secoué le monde littéraire avec des livres majeurs et une liberté de ton inimaginable aujourd'hui.

  • Parce qu'elle fut l'une des grandes figures féminines de nos Lettres poète et romancière, auteur de l'inoubliable Madame de , parce que son esprit, sa beauté, sa grâce animèrent son célèbre « Salon bleu » de Verrières, parce qu'elle traversa le siècle comme il la traversa, qu'elle connut des amours aussi marquantes que difficiles de Saint-Exupéry à Malraux, avec lequel elle finit ses jours , Louise de Vilmorin laissa un éblouissant sillage partout où elle passa. Sa vie, scandée par un mariage américain (en 1925) et un mariage hongrois, fut brillante et somme toute malheureuse : sous les masques de la frivolité la plus élégante, son âme douloureuse et son travail d'écriture lui donnèrent une densité, un charme qui, ajoutés à son art de vivre, en firent la tenante d'un moment d'extrême civilisation à jamais disparue.Françoise Wagener, à qui l'on doit de grandes biographies historiques (dont Madame Récamier ou L'Impératrice Joséphine), retrace cette existence mal connue, occultée par une légende souvent impure. En explorant des documents inédits dont d'importantes correspondances intimes , et en s'appuyant sur les témoignages de ses plus proches, elle rend à Louise de Vilmorin son vrai visage, sa voix profonde.

  • Céleste Albaret, la gouvernante de Marcel Proust, est morte le 25 avril 1984 à l'âge de quatre-vingt-treize ans. Françoise Sagan, le 24 septembre 2004 à soixante-neuf ans. Puisée aux sources de la réalité, leur rencontre relève de la fiction. Un tête-à-tête hors du temps étayé par des éléments véridiques. Pour l'amour de Proust, leur maître absolu, les voilà enfin réunies. C'est peut-être un roman...

  • Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, qui ont profondément marqué la vie intellectuelle française par leurs écrits et leurs comportements après la Seconde Guerre mondiale, revendiquèrent avec force leur appartenance à la Résistance et eurent maintes fois l'occasion de répéter qu'elle inspirait leur conduite en temps de paix.
    Or l'étude minutieuse à laquelle s'est livré l'historien Gilbert Joseph pendant plusieurs années de patientes et difficiles recherches conduit à découvrir une autre réalité, à rejeter des affirmations trop facilement teintées d'héroïsme et à prouver que Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre n'appartinrent jamais à la Résistance.
    Les révélant dans leur quotidien, l'auteur les montre, hors d'une légende savamment entretenue, très prosaïquement préoccupés de leur carrière littéraire et disposés à des compromissions totalement incompatibles avec une réputation de témoins et d'acteurs engagés pendant les années sombres de l'Occupation.
    Inspiré par un souci de vérité, l'ouvrage de Gilbert Joseph bouscule nombre d'idées reçues par la seule révélation de faits, de témoignages, de documents inédits.

  • Morterolles, 8 août 2004
    « Et les cloches de l'église qui ne sonnent plus. Il me semble pourtant les entendre, parfois, au bout de mon silence. Quelle heure est-il exactement ? J'ai dîné seul sur la terrasse. Christiane m'avait laissé des blinis et du saumon. J'ai bu de la vodka et je me demandais : quelle heure est-il dans ma vie ? Sur cette terrasse abritée par le tilleul, les derniers beaux soirs remontent à lui. Tous les étés de sa jeunesse ici se confondent maintenant avec le temps qui passe. »
    « Sevran a du style, du rythme, une langueur qui flirte entre fanfare et mélancolie. »
    Pierre Vavasseur, Le Parisien
    « Des pages magistrales, les mots les plus justes pour dire l'absence. » Richard Cannavo, Le Nouvel Observateur
    « Des bonheurs d'écriture à toutes les pages. » Gilles Pudlowski, Le Point
    « Abrupt, choquant, outrancier, péremptoire, mais authentique et toujours juste. Sevran s'inscrit dans la lignée de ses idoles littéraires: Berl, Jouhandeau, Chardonne, Léautaud. » Hugo Marsan, Le Monde

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