Editions Sedes

  • Jane Eyre partage le sort de ces rares chefs-d'oeuvre dont le public a su immédiatement reconnaître, derrière le scandale, l'extrême modernité. 
    Dans la société victorienne où la subordination de la femme était la norme, le roman inquiéta, car il était doté d'une force subversive. Il rassura, car il relevait d'un art du compromis inédit : mélange de raison et de passion, de colère et de réconciliation, de réalisme satirique et de fantaisie littéraire, de romance et de gothic, de terreur et d'exorcisme. 
    Destiné aux étudiants préparant le Capes et l'agrégation d'Anglais, cet ouvrage est conçu à partir d'une longue introduction pédagogique, permettant de saisir les enjeux culturels et littéraires fondamentaux. Puis des spécialistes, français et étrangers, développent les aspects essentiels du roman, tout en prenant en compte la question de l'adaptation cinématographique de Franco Zeffirelli. 
    Une interview exclusive de Charlotte Gainsbourg, qui revient sur son interprétation de Jane Eyre, complète ce volume. 
    Sous la direction de :
    Frédéric Regard, professeur de littérature britannique des XIXe- XXe siècles à l'Université de Paris IV-Sorbonne. 
    Augustin Trapenard, normalien, agrégé d'anglais, allocataire-moniteur à l'ENS-LSH.Collaborateurs :
    Claire Bazin, Bernadette Bertrandias, Elisabeth Jay, Catherine Lanone, Patsy Stoneman, Marianne Thormählen, Cecilia Wads Lecaros, Rebecca White.

  • King Lear est peut-être l'une des oeuvres de William Shakespeare dont le sens et la signification théâtrale ont le plus évolué depuis la première représentation, en 1606, devant Jacques Ier, le nouveau roi d'Angleterre. 
    À l'histoire de Lear et de ses filles, puisée dans les légendes britanniques, Shakespeare ajoutait celle d'un comte, aveuglé par la traîtrise de ses fils, des scènes où la folie du roi se joint à celle d'un Fou et d'un possédé, et un dénouement d'une surprenante cruauté. 
    Conçu notamment pour les étudiants préparant le Capes et l'agrégation d'anglais, cet ouvrage s'appuie sur la critique anglo-saxonne pour s'interroger sur la fonction poétique des ajouts du dramaturge. En replaçant la pièce dans son cadre historique, politique et religieux, il propose une lecture précise de l'oeuvre, examinant notamment les liens entre le pouvoir et l'exil, la bâtardise et la possession, la raison et la déraison, la parole et l'espace.
    Yan Brailowsky est maître de conférences à l'Université Parix-X Nanterre.

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