Mount Silver

  • Des jeunes femmes désirables et très libérées, fréquentant des lieux de rencontres où se pratique l'amour en groupe, se font sauvagement assassiner. Est-ce uniquement parce qu'elles se livrent aux pires excès sexuels ? Ou bien y a-t-il autre chose de plus subtil nécessitant leur élimination ?

  • Les deux hommes se retrouvèrent dans un café du boulevard Saint-Germain. Le premier s'appelait Max Weber et le second Peter Ritkin. Seulement peu de gens le savaient. Ils avaient tant de fois changé de nom...
    Max regardait distraitement une fille rousse assise un peu plus loin. Elle lui rappelait vaguement cette Monica de Chicago. Monica était rousse, elle aussi. Elle s'était à peine débattue lorsqu'ils l'avaient empoignée et fait basculer par la fenêtre. Il faut dire qu'avec ce qu'ils lui avaient fait subir auparavant... L'enquête avait conclu à un suicide. C'était leur grande spécialité à Peter et à lui, les "accidents" et les "suicides"...

    Une affaire bien délicate et éprouvante que celle qui allait entraîner Griffon et son commando d'élite de Vienne à Rome en passant par Paris, de soirées "détendues" en cabarets très spéciaux : Lionel Savary paierait une fois encore de sa personne - il en avait l'habitude. Et entre ses face-à-face avec de jeunes personnes aux rondeurs interessantes et son tête-à-tête avec le trou rond d'un révolver manié par un tueur psychopathe et pervers, ses rencontres allaient lui laisser quelques souvenirs ... allant du meilleur au plus épouvantable.

  • " Un étripage au ciseau à bois, un égorgement à la scie égoïne et un étouffement au ciment à prise rapide, résuma Gribovitch. Les trois autres meurtres, ça ne me revient pas, mais c'était aussi avec du matos de bricoleur. - Vu que le septième a été massacré à coups de brique réfractaire, rappela Roger Dallant, ça confirme le registre. Les voies des saigneurs sont souvent impénétrables, mais ça n'empêche pas les tueurs en série d'avoir leurs petites manies.".

  • Alors que d'importantes négociations internationales sont sur le point d'aboutir, le chef de la délégation allemande est compromis dans une affaire de moeurs et de meurtre. Face au scandale grandissant, Alex et Sophie sont dépêchés sur place. Avec le soutien de la DST, ils vont affronter un ennemi aussi puissant que silencieux, la mafia.

  • "Je descendais la rue des souvenirs. Une scène déjà vécue dans ma vie d'avant... L'envie de laisser glisser. Plus assez de moelle pour réagir ? Les os qui font mal... La vie, la mort, que tal ? La crosse du Makarov serrée dans la main forte pour me remettre à jour. J'ai rien oublié..." Une plongée en eaux troubles pour l'inspecteur Lionel Savary, qui a laissé en Thaïlande un passé qu'il souhaiterait oublier.

  • Le paradis sur terre ! C'est paradoxalement la denrière image qui s'imprima dans les yeux de Romuald Joncour au moment de mourir : il se revit deux heures plus tôt, debout, nu sur la moquette, le sexe en étendard, le corps électrisé par le spectacle de ces trois filles inconnues, qui déployaient devant lui et pour son seul plaisir des trésors d'érostisme. Trois filles qui s'acharnaient maintenant à lui maintenir la tête sous l'oreiller. La dernière question, et elle resta sans réponse: pourquoi ?

  • C'était une femme de talent qui peignait et gravait des choses étranges, mais elle aimait trop les hommes dangereux et les jeunes filles fragiles. On l'appelait Sergine. Le commissaire Griffon aurait pu être son amant mais n'avait pas voulu l'être.
    Quand Sergine avait été assassinée, le lendemain de Noël, le Parquet, à cause de leurs relations, avait refusé de confier l'enquête au commissaire...
    Alors, Gribovitch et Savary s'étaient lancés dans la danse. Au milieu des filles trop jolies, des maquereaux stupides, des loubards débiles et des tueurs amateurs de cravaches, sous les brouillards de l'hiver et les guirlandes des rues, ils avaient jonglé autant avec le Code qu'avec le calendrier.
    II fallait bien que le commissaire passe un bon réveillon... Gribovitch et les autres également.

  • Ce roman s'intitule Los Ringardos parce qu'il se déroule au Mexique. Mais il aurait pu tout aussi bien s'appeler The Ringards du côté de chez Obama, I Ringardi au pays du scampi et de la poudre d'escampette ou Die Reinghardten chez nos cousins germains.
    Les Ringards sont partout. Les Ringards nous épient. Les Ringards ont des oreilles. Et puis, confidence pour confidence, j'ai bien cru apercevoir un Ringard ce matin dans la glace où vous vous rasez.

  • Entre Lille et Denain, entre Maubeuge et la frontière belge, les Dingues du Hainaut écument la province. Ce sont des brutes sauvages, des assassins primitifs et systématiques, des bandits d'un autre âge, terribles comme le destin. Ils pillent, ils tuent, ils violent, ils terrorisent. Pour leur propre compte, mais aussi pour celui de Levko Torek, un ferrailleur enrichi qui "fait" dans la drogue.
    Sur place, dans une ville renfermée où l'on se méfie des "Parisiens", l'équipe du commissaire Griffon risqué de s'enliser dans les secrets, les scandales et les vices d'une bourgeoisie frileuse et d'une pègre mesquine.
    Mais, pour Gribovitch et Savary, tous les moyens sont bons, surtout les pires, lorsque les Dingues du Hainaut, avec leurs calibres 12 et leurs mitraillettes, laissent des traînées sanglantes sur les pavés mouillés.

  • Dure vie que celle d'inspecteur de la Police des Moeurs, à plus forte raison lorsqu'on est membre du "commando spécial" du commissaire Griffon ! On se couche tard le soir - ou tôt le matin - plus souvent qu'à son tour, on traîne sans cesse ses guêtres dans des lieux où se déroulent au vu et au su de tout le monde des actes que la morale est censée réprouver, on abuse - professionnellement ! - des boissons alcoolisées, on fréquente par obligation des individus parfaitement dépravés (un bon côté toutefois : ils apportent chaque jour la preuve que, dans le domaine du sexe comme dans d'autres, l'imagination de l'homme - et de la femme ! - ne connaît pas de limites). Bien sûr, il arrive que l'on voit du pays : tous ces inconvénients méritent bien une petite contrepartie. Mais quelle piètre consolation, vous dira Savary, si votre visite des hauts lieux de New York vous conduit au bout du compte devant la gueule bien noire d'un revolver à silencieux tenu par une charmante tueuse professionnelle folle de son corps... et du reste !

  • - Voyons, voyons... s'approcha Roger Dallant du cadavre. De prime abord, je dirais que le décès remonte à une douzaine d'heures au minimum, quinze au maximum. Hum. Pas normal, cet angle de la tête avec les épaules. Oui, c'est bien ce que je pensais : la mort a été provoquée par une rupture des cervicales. Après s'être contenté, son violeur lui a tordu le cou, au sens propre du terme.

  • - Vous avez probablement entendu parler de l'Effeuilleuse en habit noir ? supposa le commandant Griffon. - Pour ne pas en avoir entendu parler, répondit Sophie Leclerc, il faudrait habiter sur une île déserte. - Une ex-danseuse classique qui s'est recyclée prématurément dans le strip-tease à thème, résuma Gribovitch. - C'est ça. Le problème, c'est que depuis que son numéro cartonne grâce aux médias, au moins sept personnes ne sont jamais rentrées chez elles après être sorties du cabaret.

  • Lionel Lemoigne est enfin sorti de prison. Pourtant, sa compagne s'étonne de ne pas le voir. Où est Lemoigne ? Lors de leur enquête, Alex et Sophie vont découvrir qu'il existe des cellules bien plus terribles que celle que l'ex-prisonnier a connu.

  • L'émir Ibm-Ab-Oulh meurt subitement à la suite dans un self-service d'autoroute. Ça pourrait sembler naturel. Seulement : Y'A UN TURC !
    Marty Rociano, le parrain de maffia s'écroule, victime d'un excès de nicotine. II fumait trop? Non : Y'A UN TURC !
    Et Mercarios, le trafiquant d'armes ?
    La petite coupure qu'il s'est faite en se rasant n'a-t-elle pas des conséquences disproportionnées ?
    Si car : Y'A UN TURC !
    Et en rentrant chez vous après deux jours d'absence, regardez sous le plumard ; parole d'Alix Karol : Y'A UN TURC !

  • On dit que le facteur sonne toujours deux fois... Eh bien, ce matin-là, il a frappé !
    Et pas de main morte!
    Heureusement, Alix Karol n'est pas un émotif.
    Quand on le frappe... il ne se frappe pas. II réplique !
    Avec sa queue et ses boules.
    Dans une salle de billard, on prend ce qui vous tombe sous la main.
    Si Alix Karol et son extraordinaire complice Bis avaient pu deviner qu'au bout de tout ça se profilaient la cordillère des Andes et l'effrayant conseil des Cinquante, ils n'auraient pas oublié d'emporter leurs beaux ponchos des dimanches.
    Et voilà !
    Comment ? Y'en a qui veulent qu'on leur déballe la suite ?
    Faut peut-être aussi leur filer quatre ronds pour acheter le bouquin ?
    La société de consommation, c'est ça ! Si tu payes pas, tu meurs con !

  • L'évangile selon moi-même...
    Voilà un titre bien singulier ! Encore une facétie d'Alix Karol et de Bis ? Sans doute. Et pourtant... La vie de Jésus est vraiment abordée dans le courant de ces pages. Une biographie si proche de la Vérité qu'elle risque d'effaroucher tous les méchants calotins à qui on en raconte depuis plus de deux mille ans ! Que les amateurs de suspens et de gaudriole ne s'angoissent pas : ils en auront pour leur argent à travers cette aventure palpitante, à la fois cruelle et désopilante, au coeur de la Palestine éternelle.

  • Un détournement d'avion, c'est nettement moins plaisant qu'un détournement de mineur, faut admettre.
    Surtout quand on fait partie des détournés Surtout lorsqu'on sait d'avance qu'on sera détourné! Et que le détournement a été organisé pour vous ! Mais Alix Karol et son inséparable Bis n'ont pas coutume de faire des choses plaisantes. Même s'ils les font plaisamment. En Finlande, les nuits sont froides mais les filles sont chaudes. Agréable compensation au suicide programmé de tout un peuple...

  • Un meurtre inexplicable juste à la place du mort sur la banquette d'une Mercedes enneigée ; une partie de hockey à vous faire passer le vôtre ; deux profs bizarres dans un drôle de lycée ; un savant américain bien décidé à passer à l'Est ; et une visite de la Hongrie peu recommandée par les guides touristiques ! Sans oublier le bestiaire : maquereaux et sauterelles en tout genre, plus une sacrée petite grenouille. Et puis quelques chacals... Au fait, ça ne sonnerait pas mieux aux oreilles de blaireaux : un chacal, des chacaux ?

  • " Tu as soif ? s'informe Jacqueline en saisissant la bouteille de Dom Pérignon.
    - Toujours liché-je, la voix étranglée.
    Alors la vénus de Septembre Noir se jette sur le lit, et déverse le contenu du flacon entre [...?].
    Il y a peut-être loin de la coupe aux lèvres, mais il n'y a pas longtemps. Je me rue auprès de Jacqueline et me regorge du champagne qui pétille encore de mille bulles enivrantes. Jamais calice ne m'a semblé si doux. Jusqu'à la lie, je le consomme et bien au-delà. Lorsque ma soif est enfin étanchée, celle de la fille ne fait que débuter. Une soif inextinguible de caresses et de plaisirs. Je l'abreuve donc de mes baisers. Le contact de [...] imberbes, douces et tièdes, donne à notre étreinte un caractère de véritable baiser. Ma [...] s'insinue avec vivacité et le bout frôle l'amorce.
    Soudain, Jacqueline accroche ses mains dans mes cheveux pour imprimer à ma tête un mouvement plus rapide. Ses reins se soulèvent avec rage et accompagnent chacune de mes caresses.
    - Ecoute ! Je vais mourir ! hurle-t-elle d'une voix galactique.
    J'écoute. Elle meurt effectivement, mais de ce genre de mort dont par bonheur on meurt plusieurs fois.
    Au cours de la même nuit !

  • Des mecs qui se plaignent que tout leur réussisse, vous n'en connaissez pas? Moi si !
    Des James Bond de 1,43 m et 38 kilos, qu'un verre de Coca-Cola rétame pour le compte, vous n'en avez jamais vus ?
    Moi si...
    Et à un homme qui brûle sans produire la moindre cendre, vous n'y croyez pas ? Moi si, j'étais dans l'assistance..
    Même que sa fumée, c'était pas du Belge, mais du Hollandais...
    Après ça, faudra pas vous étonner si on se tape un bon polder et si l'on chante tous en choeur : « La digue, la digue ! »

  • Nous nous affaissons bientôt en travers du lit, le corps apaisé, l'âme navigante. "C'était bon... mais ça brûlait !" Je louche sur la table de nuit. "Mince, rigolé-je, voilà que j'ai pris ma gomina pour de la vaseline !" Graziella pousse un interminable soupir : "Quelle idée aussi de se faire la raie au milieu et de se gominer ! A notre époque..." "Qu'est-ce que tu racontes, poulette ? On n'est pas à notre époque... On est en 1930 !" C'est à peu près comme ça que démarre cette histoire. Mais pour la suite, prière d'acheter le bouquin. Je veux bien, à la rigueur, vendre la peau de l'URSS, pas la donner !

  • Il existe bien des façons de mourir. La vieillesse, d'abord, la plus enviée, la belle mort, dit-on. L'infarctus, également, très à la mode en ce moment : l'arrêt du coeur, c'est la mort en bonne santé. Sur le podium, on trouve aussi le cancer, cette longue maladie qui n'ose pas dire son nom. N'oublions pas le week-end, non plus : les cornichons qui se tartinent contre un platane sur le coup de 3 grammes du matin. Et puis... il y a eu la mort de Marko ! Une mort sans se fatiguer, puisque d'autres avaient tout organisé à sa place. Heureusement qu'Alix Karol et Bis étaient là pour refaire le diagnostic. Et déboucher sur un pronostic... terrifiant.

  • Alix Karol, le personnage créé par Patrice Dard en 1973 en pleine guerre froide est à l'espionnage ce que San- Antonio est au policier. Alix Karol et son compère Bis forment le même couple que San-Antonio et Bérurier, utilisant comme couverture un numéro de music-hall. Ils travaillent pour une organisation tout aussi farfelue qu'eux, les services secrets du tiers monde, pleine de bonnes intentions, chargé de défendre les intérêts des pauvres face aux pays riches. si vous aimez : la photographie en noir et blanc, la gynécologie appliquée, les daimler bordeaux, la manche agitée, les coffres-forts biens garnis, les coups fourrés maison, les salopes endiablées et le foie de veau à l'anglaise... Vous allez être gâtés ! Attachez vos ceintures, on décolle vers Rio pour la plus trépidante des aventures. Poilade et gaudriole sont les deux mamelles d'Alix Karol. Qu'on se le dise !

  • J'ai décidé d'aller plus loin. Toujours plus loin. De livre en livre, je vais surenchérir... Mais je suis honnête, voyez : je préviens mon monde.
    L'éditeur, primo, qui a eu tout loisir de virguler mon manuscrit aux cagoinsses.
    Le censeur, deuxio, qui peut s'affûter le bic rouge histoire de cocher mes passages outrageants et subversifs.
    Et le public, itou, qui a encore la ressource de me laisser quimper sur mon présentoir et de se rabattre sur le catalogue de la Redoute. Seulement j'informe : ceux qui accepteront de me suivre risquent de ne pas être déçus du voyage, pour peu qu'ils sachent faire la différence entre le libéralisme et la liberté, la grossièreté et l'agressivité, la pornographie et la gaillardise, la voracité et la faim, la haine et l'amour...
    Jusqu'à désormais, les contestataires ne s'exprimaient que dans des traités emmerdatoires. Moi j'offre ma révolte à petites doses, insidieusement roulée dans la farce et la viande froide !
    Tant pis si le vent de ma colère détache quelques lecteurs de ma grappe : les chênes perdent toujours des glands à la mauvaise saison !
    Il ne faudrait quand même pas prendre les romanciers d'action que pour des mercantis ! Pas tous...
    Pas moi !

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