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  • Extrait
    Les grandes choses que Dieu fait pendant cette période entière ont toutes un caractère préparatoire. De grands et nombreux changements ont lieu, des révolutions s’accomplissent, mais toutes ces choses ne sont que les diverses dispensations de la providence de Dieu pour préparer la venue de Christ. C’est cela surtout que Dieu se propose dans tout ce qu’il fait à l’égard de son Église. Elle se trouve sous diverses dispensations, elle passe par une grande variété de circonstances avant la venue de Christ ; mais toutes ces choses ont lieu pour préparer cet événement. Dieu sauve des hommes durant toute cette période, bien que le nombre des sauvés soit fort peu considérable en comparaison de ce qu’il sera plus tard ; tout cela a lieu par anticipation. Tous ceux qui sont sauvés avant la venue de Christ ne sont que les prémices de la moisson future. Dieu délivre souvent son Église et son peuple avant la venue de Christ, mais ce ne sont là que des symboles, des signes avant-coureurs de la grande délivrance qu’il se propose d’accomplir. L’Église, durant cette période, jouit de la lumière de la révélation ; elle possède dans une certaine mesure la lumière de l’Évangile. Mais ces révélations partielles ne sont que des gages de la grande lumière que doit apporter Celui qui viendra pour être la lumière du monde. Toute cette période est comme le temps de ténèbres pendant lesquelles l’Église, il est vrai, n’est pas complètement privée de toute lumière, mais ce n’est en quelque sorte que la lumière de la lune et des étoiles, fort peu éclatante en comparaison de celle du soleil et obscurcie par beaucoup de ténèbres. Le premier ministère, qui a été glorieux, ne l’a pas été autant que le second, qui l’emporte de beaucoup en gloire (.2 Cor.3.10). A la vérité, l’Église était en possession de la lumière du soleil, mais elle lui arrivait en quelque sorte comme réfléchie par la lune et les étoiles. Pendant tout ce temps, l’Église est dans un état de minorité. « Or, je dis que, pendant tout le temps que l’héritier est un enfant, il n’est en rien différent du serviteur, quoiqu’il soit maître de tout. Mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’au temps déterminé par le père. Nous aussi, lorsque nous étions des enfants, nous étions asservis sous les rudiments du monde (.Gal.4.1-3). »



  • Les Lettres de Samuel Rutherford, sont un classique de la littérature chrétienne anglaise, depuis qu'elles ont été publiées de manière posthume en 1634, puis rééditées une bonne centaine de fois. Écrites à des particuliers, sans aucune intention d'en faire un livre, c'est leur caractère particulièrement poétique et inspirant qui a incité les éditeurs à les réunir en ouvrages de piété et de consolation. Ainsi en 1891 Andrew Bonar en fit paraître 365, une pour chaque jour de l'année, édition qui devint la référence en Angleterre. En France, dès 1848 Gustave Masson, homme de lettres influent, en traduisit une cinquantaine, précédée d'une notice sur la vie et l'époque de leur auteur : c'est ce livre que nous republions ici. Théologiquement, Samuel Rutherford était un presbytérien écossais non-conformiste, c'est-à-dire n'acceptant pas l'ingérence du pouvoir civil dans les affaires de l'Église ; ceci explique la grande estime dont jouissait son nom auprès des puritains, et notamment de Charles Spurgeon, qui relisait souvent ses lettres.

  • Table des matières

    Introduction
    I. État de l’homme avant et après le péché
    II. Pourquoi Dieu a donné la loi écrite
    III. Tout notre salut ne vient que de Christ
    IV. Comment nous recouvrons l’image de Dieu
    V. Comment le chrétien se revêt de Christ
    VI. Quelques remèdes contre le doute



  • Précis de Patrologie

    Joseph Tixeront

    • Théotex
    • 18 Décembre 2020

    L'abbé Tixeront (1856-1925) fut un professeur très apprécié au séminaire d'Alix et à la faculté de théologie de Lyon, selon le témoignage d'anciens élèves, qui se souvenaient de la clarté et de la précision remarquables de son enseignement. A ces deux qualités se joignait une immense érudition, que l'on voit se déployer dans les trois tomes de l'Histoire du dogme dans l'antiquité chrétienne, son ouvrage le plus connu. Écrit pendant la grande guerre, le Précis de Patrologie est moins étendu, mais d'une utilité pratique incontestable pour qui veut se familiariser avec les Pères de l'Église. L'auteur, en effet, ne s'est pas contenté de nous fournir une simple compilation chronologique de noms et de titres, mais sa maîtrise du latin, du grec et du syriaque, l'immensité de ses lectures, sa hauteur de vue, lui permettent de porter sur chaque personnage et ses écrits, un jugement sûr et nuancé. A l'heure où les études patristiques connaissent un certain regain d'intérêt, ce manuel ne doit pas être oublié.

  • La vie de peu de réformateurs a fait l'objet d'autant de recherches historiques que celle de Jean Calvin : les pages qui lui sont consacrées se comptent par dizaines de milliers, nombre qui est à la hauteur de l'importance du personnage, mais qui reflète aussi parfois une minutie de détails proche de l'idolâtrie. Cependant les biographies de ce Français exceptionnel restent peu lues, étant en général épaisses, écrites il y a longtemps, et non rééditées. Celle de Williston Walker (1860-1922), historien américain de la Réformation ayant enseigné à l'université de Yale, mérite de l'être. Traduite par Nathanaël Weiss (1845-1928), rédacteur du Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, elle n'a pas le charme littéraire de la prose de Merle d'Aubigné ou de Bungener, mais elle offre une abondance de sources, qui fait comprendre que l'auteur a tout lu sur le sujet, sans toutefois tomber dans la recherche excessive d'Émile Doumergue. Elle se distingue surtout par sa grande hauteur de vue, qui lui permet d'évaluer honnêtement les qualités et les défauts du héros réformé. La tragédie de l'épisode de Michel Servet est à cet égard particulièrement bien traitée ; le portrait moral de Calvin tiré à la fin de l'ouvrage emporte notre conviction.

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