Editions L'Harmattan

  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Adour, voie du commerce fluvial vitale pour le transport de marchandises, est aussi un fleuve nourricier pour les populations qui peuplent ses rives. Cette cinquième étape du commerce fluvial, maritime et de la batellerie sur l'Adour à cette époque nous emmène à Peyrehorade et Bourg-Saint-Esprit-lès-Bayonne. La communauté des négociants juifs de la nation portugaise installée dès le XVIe siècle va dynamiser ce marché en important des laines d'Espagne, des draps et des étoffes de toutes sortes, des épices, du sucre, du cacao, du café, du tabac, et en finançant, par des « prêts à la grosse aventure », la pêche à la morue à Terre-Neuve, la chasse à la baleine au Groenland et en Norvège.

  • Les Quiqueran de Beaujeu, famille aristocratique arlésienne d'Ancien Régime, ont occupé une place importante dans la ville d'Arles, fortement impliqués dans la société, alliés à la plupart des grandes familles provençales. Leur histoire recoupe bien souvent celle de la cité rhodanienne ou de la région, la Provence, dans laquelle ils étaient implantés depuis l'époque médiévale. Leur récit familial permet d'évoquer plusieurs éléments propres à cette histoire dans laquelle s'entremêlent le roman d'une ville, mais aussi, et plus spécialement d'un qui n'est pas spécifiquement arlésien, celui du duel. Ce livre témoigne ainsi, à travers des épisodes de la vie des Quiqueran de Beaujeu et celle d'autres protagonistes, d'une société dans laquelle se côtoyaient culture et violence dans une agroville aux multiples facettes.

  • Ces chroniques réveillent une mémoire locale d'un hameau des Gorges du Tarn, sur quatre siècles. Cet ouvrage présente ce que les notaires de jadis révèlent de plus marquant sur Castelbouc et ses habitants. C'est par le archives du moulin de Castelbouc et les actes de ses meuniers que ce système agropastoral est abordé. Cette activité économique regroupe bien des aspects des conditions de vie d'alors, des conditions qui peuvent être généralisées aux préoccupations de tous les paysans de la vallée du Tarn. Au-delà de l'intérêt local, au-delà de la petite histoire de ce microcosme, ce sont des instantanés de la société d'antan qui sont rassemblés. Mariage, testament, succession, bail, arrentement, impôts, justice, hospices, armée. De quoi entrer de plain-pied dans le maillage de l'ancien monde rural des Gorges du Tarn.

  • Témoin de l'évolution humaine et culturelle de La Réunion, Le Domaine du Grand Hazier a parcouru les siècles au travers d'une histoire riche et variée, de ses nombreux propriétaires et de la diversi¬fication de ses cultures que ses habitants ont su adapter au gré des époques, de la demande et de l'économie locale. De Jean Julien à la famille Chassagne, de la dynastie Panon aux familles Caradec et Nas de Tourris, de nombreuses ¬ figures emblématiques du peuplement de La Réunion ont su exploiter ce grand domaine pour lui donner ses lettres de noblesse que l'on connait aujourd'hui. Cette habitation créole ne serait rien si on omettait de citer les très nombreux esclaves et engagés qui ont participé à leur façon à cette réussite.

  • En 1792, pour les Espagnols de Santo Domingo, face aux troupes révolutionnaires de la partie française de l'île, il ne restait plus qu'à mettre à profit leurs dissidences. Par l'intermédiaire d'hommes de confiance persuasifs, il ne fut pas très difficile de contrôler, parmi les chefs, Jean-François et Biassou. Mais la liberté générale concédée par la Convention remit Toussaint Louverture dans le camp des Français, faisant de lui un ennemi redoutable pour les Espagnols dont il connaissait les faiblesses. Ce revirement mit en danger la province espagnole qui ne pouvait plus se fier qu'aux troupes auxiliaires, les « Noirs français ». Une fois la paix signée en 1795, qui entraînait la cession de la province à la colonie voisine, il ne restait plus qu'à reléguer les deux « généraux » et une partie de leurs gens en des provinces éloignées. Biassou se retrouva ainsi en Floride, mais Jean-François qui ne se montra pas aussi docile, mourut cependant de sa belle mort... à Cadix. Cette nouvelle recherche de Jean-Pierre Tardieu sur la vision espagnole des événements qui secouèrent Saint Domingue rectifie des erreurs et comble des lacunes en s'appuyant sur des archives espagnoles trop peu exploitées. Un livre important pour l'historiographie des indépendances des Antilles et de l'Amérique latine.

  • Les dominicains français ont beaucoup écrit sur les Petites Antilles, où ils se sont rendus comme missionnaires au XVIIe siècle. Chacun a eu soin d'insister sur un aspect ou l'autre de la colonisation. À peine arrivé à la Guadeloupe, le père Pierre Pélican a donné ses premières impressions dans une longue lettre. Raymond Breton a rédigé plusieurs relations au cours des vingt ans qu'il est resté aux îles. Mathias Du Puis a raconté ses nombreux déboires avec le gouverneur de la Guadeloupe, Charles Houël. André Chevillard s'est extasié devant les fruits de la colonisation avant que Jean-Baptiste Du Tertre n'ait livré une grande fresque sur les établissements français des Petites Antilles. Les témoignages des dominicains français sont ainsi un précieux outil pour saisir la civilisation caraïbe et la colonisation française des îles au XVIIe siècle.
    Ce second tome consacré aux missionnaires dominicains donne à lire trois des relations manuscrites de Raymond Breton, ainsi que son Petit catéchisme caraïbe publié en 1664 à Auxerre.

  • Costume ou vêtement ? Écrire une histoire portant sur les dessus et dessous vestimentaires en Martinique répond à cette problématique. Si le terme costume semble approprié à bien des égards, le choix du terme de vêtement est plus adéquat dès lors qu'il englobe aussi bien ce qui est dessus que ce qui est dessous. Le système esclavagiste a-t-il empêché ou favorisé la culture des apparences au profit du groupe dominant ? Les groupes sociaux infériorisés, libre de couleur et esclave, ont-ils réussi à contourner ou à détourner les règlements à leur encontre afin de se valoriser socialement ou concurrencer économiquement par le paraître l'autre, le blanc ? S'appuyant sur nombre de sources primaires essentielles, l'ouvrage contribue à la connaissance de l'histoire culturelle de la Martinique.

  • Guerre et politique. Une relation en apparence bien connue qui, à travers la vie d'Adrien Maurice de Noailles, prend un tour différent, s'incarne. Cet homme oublié par la mémoire collective, issu de la haute noblesse, ce maréchal-duc, ministre de Louis XV, a passé sa vie entre des cabinets politiques et des champs de bataille. Cet homme pluriel au Siècle de Lumières nous permet de mieux comprendre une partie de l'organisation de nos sociétés, un des rôles de l'histoire.

  • Jean-Pierre Tardieu rapporte ici comment l'expédition organisée en 1792 sur ordre du gouverneur des territoires français de l'océan Indien, pour rapporter depuis Montevideo plus de 10 000 quintaux de blé et ainsi faire face à la disette qui menaçait l'Île Maurice (dite alors Île de France), éveilla dans la ville portuaire du Río de la Plata des sentiments divers - peur du ferment révolutionnaire français et appétits commerciaux - et comment cette expédition se solda par un échec.

  • Cet ouvrage se penche sur Acapulco et le galion de Manille, en tant qu'éléments incontournables du XVIIème siècle. Peu abordé, Acapulco, riche de son port, a toujours été sous-évalué, renvoyé à un rôle de faire-valoir sans intérêt. En fait, Acapulco fut une porte d'entrée vers l'Asie, mais aussi le lieu d'un vigoureux échange entre les ports d'Amérique centrale et du Sud (principalement avec le royaume du Pérou). Préludant à la mondialisation actuelle, les relations entre Acapulco, Manille, la ville de Mexico et l'Espagne, sont analysées avec brio.

  • « Le plus vieux métier du monde ». Mille fois répétée, cette expression incarne et représente la place qu'occupe la prostitution dans l'imaginaire collectif : celle d'une activité pour le moins controversée mais pourtant perpétuellement présente. Cet ouvrage examine le monde de la prostitution à Paris au XVIIIe siècle pour tenter de décrypter le mode de fonctionnement du réseau lui-même, dans sa constitution et son organisation, et pour s'interroger sur l'existence possible d'un « métier » de la prostitution au Siècle des Lumières.

  • Cet ouvrage est à la fois une contribution à l'histoire maritime et à l'histoire antillaise. En s'intéressant aux navigations militaires aux Antilles, les chercheurs réunis ici proposent autant un état des lieux des recherches qu'une nouvelle vision de la présence navale européenne dans l'aire caribéenne. À travers la présence des flottes de guerre ou des unités navales isolées dans les eaux antillaises les auteurs s'intéressent aussi bien aux fonctions des navires qu'aux différents acteurs administrateurs engagés dans le jeu géo-stratégique complexe que se livrent les grands empires dans la Caraïbe au XVIIe, au XVIIIe et au début du XIXe siècles.

  • Ce livre propose une description et une analyse des objets et des moyens du commerce en haute Provence, entre la fin du XVIIe et le milieu du XIXe siècle. Après un panorama général montrant la grande
    diversité des produits que la haute Provence met sur les marchés, parfois lointains, et ceux dont elle s'approvisionne à l'extérieur, l'auteur s'attache à l'étude du négoce du gros bétail, en particulier les fameux mulets de Seyne, mais aussi les boeufs de labour produits à la montagne et utilisés dans les champs de basse Provence. L'auteur montre ensuite comment les foires sont les lieux fondamentaux de ces échanges, qui maillent le temps et l'espace d'un réseau connecté par des chemins qui restent longtemps piétons et muletiers.

  • Ce livre étudie les aspects politiques et juridiques de la domination durant les époques moderne et contemporaine. Il regroupe les textes des conférences prononcées dans le cadre du CEIR (Centre d'Études Internationales sur la Romanité) durant l'année 2019-2020 ou de communications présentées lors du colloque 2019 de « Méditerranées ». La logique qui les anime est la même que celle du volume consacré à l'Antiquité et au Moyen-Âge : des phénomènes d'évidence qui font sauter aux yeux la domination et ces zones obscures des demi-teintes dans lesquelles la domination possède le double profil de Janus.

  • Dans la nuit du 11 au 12 octobre de l'année 1492, Christophe Colomb a accosté aux Antilles et est arrivé en Amérique. Persuadé d'avoir atteint l'Extrême-Orient, il est mort sans savoir qu'il avait atteint l'Amérique. Cependant, au moment où Christophe Colomb faisait sa dite découverte, le continent américain était habité, depuis plusieurs dizaines de milliers d'années, par les Peaux-Rouges et, semble-t-il, par des populations noires. Dès lors se posent ces questions : qui a vraiment découvert l'Amérique ? Les Amérindiens et les populations noires mandingues qui s'y trouvaient déjà ne sont-ils pas les vrais découvreurs de l'Amérique ?

  • Les relations diplomatiques entre le royaume de Koongo et le Saint-Siège sont riches et très anciennes. L'auteur lève le voile sur ces années florissantes du royaume mais aussi sombres à cause de l'esclavage introduit par les Portugais et les Espagnols.

  • Projection du capitalisme marchand européen dans l'espace colonial atlantique, l'économie esclavagiste de plantation forme la base structurelle de la mise en valeur de la Caraïbe au XVIIIe siècle. Les Antilles françaises constituent de très loin la première zone américaine pour la production de « denrées » agricoles tropicales à destination de l'Europe. En réalité, cette croissance repose sur l'exploitation sans limite d'un peuple d'esclaves déportés d'Afrique, et soumis à un tel degré de violence et de souffrance que les naissances ne peuvent pas remplacer les morts. Il faut sans cesse « importer » de nouveaux captifs de plus en plus coûteux à obtenir pour accroitre la production. C'est la contradiction fondamentale du système. A la fin de l'Ancien Régime, cette économie est en crise. Les coûts augmentent plus vite que les prix, les débouchés sont insuffisants, la rentabilité diminue, l'endettement augmente. La grande insurrection des esclaves domingois du 22 août 1791 mettra définitivement fin à ce moment essentiel de l'histoire des Antilles.

  • Ce livre retrace l'histoire de la ville de Bakel, le long du fl euve Sénégal, à la frontière aujourd'hui entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Une histoire envisagée dans la « longue durée », en articulant trois thématiques : l'histoire du peuplement, l'histoire coloniale et l'histoire des migrations. Et avec une problématique : en quoi l'histoire de cette ville de Bakel modifi e le modèle communautaire soninké.

  • Cet ouvrage analyse la gouvernance et l'administration de cette petite colonie à l'époque moderne. Centrée sur le système général des Antilles françaises et sur les grandes îles comme Saint-Domingue, la recherche historique a négligé les petits espaces ultramarins. Or, ceux-ci possèdent d'évidentes singularités : à la Grenade, les gouverneurs particuliers, chargés de tâches principalement militaires, doivent aussi y assurer l'essor économique et démographique. Tribunaux et magistrats participent également de l'ordre colonial, au point de s'opposer parfois aux riches et puissants planteurs, mais aussi aux autorités royales. La Grenade, longtemps dépendante de la Martinique, est intégrée à un réseau d'échanges qui englobe les colonies françaises de l'espace atlantique, de la Nouvelle-France à la Guyane.

  • C'est à l'occasion d'une trahison que le nom des Gamain passa à la postérité. En effet, ce fut l'un de ses membres, François Gamain, qui révéla à la Convention la cachette où Louis XVI entreposait ses papiers les plus secrets. Cette révélation constitua une pièce maîtresse dans le dossier d'accusation qui envoya Louis XVI à l'échafaud. François Gamain était issu d'une famille de serruriers, originaires de Bucilly, dans la province de Thiérache. Jean Gamain fut le premier représentant de cette famille à s'établir comme serrurier du roi à Versailles sous Louis XV, vers 1727. Ses trois autres frères le suivront.

  • Cette anthologie regroupe tous les écrits et les discours de l'année 1789 au sujet des colonies, des gens de couleur (tome 1), de la traite et de l'esclavage (tome 2). Voici un ensemble de controverses passionnées et passionnantes de l'époque où aucun Noir n'est admis (comme à la Conférence de Berlin, un siècle plus tard).

  • Les dominicains français ont beaucoup écrit sur les Petits Antilles, où ils se sont rendus comme missionnaires au XVIIe siècle. Chacun a eu soin d'insister sur un aspect ou l'autre de la colonisation : le père Pierre Pélican, Mathias Du Puis, Charles Houël, André Chevillard, Jean-Baptiste Du Tertre. Les témoignages des dominicains français sont ainsi un précieux outil pour saisir la civilisation caraïbe et la colonisation française des îles au XVIIe siècle.

  • Ce livre montre à travers l'examen de l'oeuvre de Wier et l'étude des méfaits de la superstition et du fanatisme, que les manifestations du fondamentalisme relèvent d'une authentique et mortelle escroquerie. Le livre se déploie autour de l'analyse de quatre ouvrages : Malleus maleficarum, Des sorcières et des devineresses, Démonomanie et Histoires, disputes et discours des illusions et impostures des diables, des magiciens infâmes, sorcières et empoisonneurs.

  • Résultat de plusieurs années de recherches dans les archives helvétiques et françaises, cet ouvrage saisissant appréhende, sous l'angle inédit des Gardes suisses qui en ont été les derniers défenseurs, la chute de la monarchie. Présentant ce moment fondateur de la Révolution française sous un jour nouveau, l'auteur apporte, à l'aide d'une masse importante de documents inédits, une vision renouvelée du 10 août 1792, modifiant alors notre vision de l'évènement en la rendant plus juste.

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