Editions L'Harmattan

  • Ces chroniques réveillent une mémoire locale d'un hameau des Gorges du Tarn, sur quatre siècles. Cet ouvrage présente ce que les notaires de jadis révèlent de plus marquant sur Castelbouc et ses habitants. C'est par le archives du moulin de Castelbouc et les actes de ses meuniers que ce système agropastoral est abordé. Cette activité économique regroupe bien des aspects des conditions de vie d'alors, des conditions qui peuvent être généralisées aux préoccupations de tous les paysans de la vallée du Tarn. Au-delà de l'intérêt local, au-delà de la petite histoire de ce microcosme, ce sont des instantanés de la société d'antan qui sont rassemblés. Mariage, testament, succession, bail, arrentement, impôts, justice, hospices, armée. De quoi entrer de plain-pied dans le maillage de l'ancien monde rural des Gorges du Tarn.

  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Adour, voie du commerce fluvial vitale pour le transport de marchandises, est aussi un fleuve nourricier pour les populations qui peuplent ses rives. Cette cinquième étape du commerce fluvial, maritime et de la batellerie sur l'Adour à cette époque nous emmène à Peyrehorade et Bourg-Saint-Esprit-lès-Bayonne. La communauté des négociants juifs de la nation portugaise installée dès le XVIe siècle va dynamiser ce marché en important des laines d'Espagne, des draps et des étoffes de toutes sortes, des épices, du sucre, du cacao, du café, du tabac, et en finançant, par des « prêts à la grosse aventure », la pêche à la morue à Terre-Neuve, la chasse à la baleine au Groenland et en Norvège.

  • Les dominicains français ont beaucoup écrit sur les Petits Antilles, où ils se sont rendus comme missionnaires au XVIIe siècle. Chacun a eu soin d'insister sur un aspect ou l'autre de la colonisation : le père Pierre Pélican, Mathias Du Puis, Charles Houël, André Chevillard, Jean-Baptiste Du Tertre. Les témoignages des dominicains français sont ainsi un précieux outil pour saisir la civilisation caraïbe et la colonisation française des îles au XVIIe siècle.

  • Cet ouvrage se penche sur Acapulco et le galion de Manille, en tant qu'éléments incontournables du XVIIème siècle. Peu abordé, Acapulco, riche de son port, a toujours été sous-évalué, renvoyé à un rôle de faire-valoir sans intérêt. En fait, Acapulco fut une porte d'entrée vers l'Asie, mais aussi le lieu d'un vigoureux échange entre les ports d'Amérique centrale et du Sud (principalement avec le royaume du Pérou). Préludant à la mondialisation actuelle, les relations entre Acapulco, Manille, la ville de Mexico et l'Espagne, sont analysées avec brio.

  • En 1792, pour les Espagnols de Santo Domingo, face aux troupes révolutionnaires de la partie française de l'île, il ne restait plus qu'à mettre à profit leurs dissidences. Par l'intermédiaire d'hommes de confiance persuasifs, il ne fut pas très difficile de contrôler, parmi les chefs, Jean-François et Biassou. Mais la liberté générale concédée par la Convention remit Toussaint Louverture dans le camp des Français, faisant de lui un ennemi redoutable pour les Espagnols dont il connaissait les faiblesses. Ce revirement mit en danger la province espagnole qui ne pouvait plus se fier qu'aux troupes auxiliaires, les « Noirs français ». Une fois la paix signée en 1795, qui entraînait la cession de la province à la colonie voisine, il ne restait plus qu'à reléguer les deux « généraux » et une partie de leurs gens en des provinces éloignées. Biassou se retrouva ainsi en Floride, mais Jean-François qui ne se montra pas aussi docile, mourut cependant de sa belle mort... à Cadix. Cette nouvelle recherche de Jean-Pierre Tardieu sur la vision espagnole des événements qui secouèrent Saint Domingue rectifie des erreurs et comble des lacunes en s'appuyant sur des archives espagnoles trop peu exploitées. Un livre important pour l'historiographie des indépendances des Antilles et de l'Amérique latine.

  • Les dominicains français ont beaucoup écrit sur les Petites Antilles, où ils se sont rendus comme missionnaires au XVIIe siècle. Chacun a eu soin d'insister sur un aspect ou l'autre de la colonisation. À peine arrivé à la Guadeloupe, le père Pierre Pélican a donné ses premières impressions dans une longue lettre. Raymond Breton a rédigé plusieurs relations au cours des vingt ans qu'il est resté aux îles. Mathias Du Puis a raconté ses nombreux déboires avec le gouverneur de la Guadeloupe, Charles Houël. André Chevillard s'est extasié devant les fruits de la colonisation avant que Jean-Baptiste Du Tertre n'ait livré une grande fresque sur les établissements français des Petites Antilles. Les témoignages des dominicains français sont ainsi un précieux outil pour saisir la civilisation caraïbe et la colonisation française des îles au XVIIe siècle.
    Ce second tome consacré aux missionnaires dominicains donne à lire trois des relations manuscrites de Raymond Breton, ainsi que son Petit catéchisme caraïbe publié en 1664 à Auxerre.

  • Pendant trois siècles, les ville et citadelle de Nice, dépendant à l'époque du duché de Savoie devenu plus tard royaume de Sardaigne, ont fait l'objet d'attaques récurrentes des troupes françaises. Une relecture critique des archives de cette guerre perpétuelle laisse penser que l'intérêt de la France à attaquer Nice était sans doute plus symbolique que géopolitique. Vus des cours, les traités d'un jour défont les victoires de la veille, en un ballet mondain où les pas en arrière suivent ceux en avant. Sauf qu'alentour, les morts se comptent en dizaines de milliers et que cette mascarade laisse exsangue un pays niçois dont les livres communaux soulignent la grande pauvreté.

  • Costume ou vêtement ? Écrire une histoire portant sur les dessus et dessous vestimentaires en Martinique répond à cette problématique. Si le terme costume semble approprié à bien des égards, le choix du terme de vêtement est plus adéquat dès lors qu'il englobe aussi bien ce qui est dessus que ce qui est dessous. Le système esclavagiste a-t-il empêché ou favorisé la culture des apparences au profit du groupe dominant ? Les groupes sociaux infériorisés, libre de couleur et esclave, ont-ils réussi à contourner ou à détourner les règlements à leur encontre afin de se valoriser socialement ou concurrencer économiquement par le paraître l'autre, le blanc ? S'appuyant sur nombre de sources primaires essentielles, l'ouvrage contribue à la connaissance de l'histoire culturelle de la Martinique.

  • Jean-Pierre Tardieu rapporte ici comment l'expédition organisée en 1792 sur ordre du gouverneur des territoires français de l'océan Indien, pour rapporter depuis Montevideo plus de 10 000 quintaux de blé et ainsi faire face à la disette qui menaçait l'Île Maurice (dite alors Île de France), éveilla dans la ville portuaire du Río de la Plata des sentiments divers - peur du ferment révolutionnaire français et appétits commerciaux - et comment cette expédition se solda par un échec.

  • Guerre et politique. Une relation en apparence bien connue qui, à travers la vie d'Adrien Maurice de Noailles, prend un tour différent, s'incarne. Cet homme oublié par la mémoire collective, issu de la haute noblesse, ce maréchal-duc, ministre de Louis XV, a passé sa vie entre des cabinets politiques et des champs de bataille. Cet homme pluriel au Siècle de Lumières nous permet de mieux comprendre une partie de l'organisation de nos sociétés, un des rôles de l'histoire.

  • Résultat de plusieurs années de recherches dans les archives helvétiques et françaises, cet ouvrage saisissant appréhende, sous l'angle inédit des Gardes suisses qui en ont été les derniers défenseurs, la chute de la monarchie. Présentant ce moment fondateur de la Révolution française sous un jour nouveau, l'auteur apporte, à l'aide d'une masse importante de documents inédits, une vision renouvelée du 10 août 1792, modifiant alors notre vision de l'évènement en la rendant plus juste.

  • Voici enfin, mis à la disposition du public, les Mémoires d'un des plus grands acteurs et théoriciens critiques de la colonisation française en Afrique. Ancien administrateur devenu directeur de l'Ecole nationale de la France d'outre-mer (Paris), puis haut-commissaire de la République au Cameroun, et enfin gouverneur général, Robert Delavignette (1897-1976) revient ici sur son parcours, les mutations qu'il imprima à la formation puis à la politique coloniales, et il porte un regard sans concession sur les décolonisations des années 1960.

  • Voici enfin, mis à la disposition du public, les Mémoires d'un des plus grands acteurs et théoriciens critiques de la colonisation française en Afrique. Ancien administrateur devenu directeur de l'Ecole nationale de la France d'outre-mer (Paris), puis haut-commissaire de la République au Cameroun, et enfin gouverneur général, Robert Delavignette (1897-1976) revient ici sur son parcours, les mutations qu'il imprima à la formation puis à la politique coloniales, et il porte un regard sans concession sur les décolonisations des années 1960.

  • L'histoire de l'installation des premières colonies françaises sur la côte Est de Madagascar aux XVIIe et XVIIIe siècles n'a suscité que peu d'études. Après avoir épluché le courrier administratif et les rapports d'exploration de la période, l'auteur montre que l'échec de ces tentatives est dû à la faiblesse structurelle des établissements français, minés par les hésitations de la politique coloniale et par les conflits internes entre colons et commerçants. Ces éléments vont davantage contribuer à leur échec que les fièvres et l'opposition des autochtones, généralement tenues pour responsables.

  • Saint-Simon, penseur fécond et original, avait prophétisé l'avènement d'une nouvelle société. Devait se substituer à l'ordre ancien le règne des savants, des artistes et des industriels, pour la paix et une prospérité sans précédent. Grâce à la coopération de toutes les classes sociales, « la classe la plus pauvre et la plus nombreuse » sortirait de sa condition. Ses disciples créeront la religion saint-simonienne, dont le versant rationnel et technique sera mis en place sous le Second Empire. Robert B. Carlisle nous raconte la genèse de cette aventure qui influencera notre politique industrielle.

  • Cet ouvrage propose une approche du phénomène convulsionnaire janséniste en suivant l'histoire d'une secte particulière, celle des "Fareinistes", depuis ses débuts dans l'Ain autour des années 1780, jusqu'à son enracinement à Paris autour d'une prophétesse convulsionnaire, la "soeur Elisée". Les faits et leur contexte historique (entre jansénisme rural et urbain, Révolution française, millénarisme et prophétisme) sont précisément décrits. Un questionnement parcourt l'ouvrage : comment expliquer ces « délires » religieux ? L'approche anthropologique et sociologique, privilégiant les faits de culture et d'histoire, est confrontée avec les théories psychiatriques.


  • L'histoire porte sur Louis XVI un jugement qui reste très souvent négatif, véhiculant la légende d'un roi mou et incapable, fuyant ses responsabilités au profit d'activités manuelles jugées indignes d'un monarque. Ces a priori ont occulté le fait que, loin d'être le benêt de la caricature, Louis XVI possédait une éducation et une culture étonnantes. Passionné de géographie, il a été l'instigateur de l'expédition Lapérouse. Les après-midi de Louis XVI nous révèle un autre visage du roi, à la lumière de ses activités scientifiques et artistiques mais aussi humaines et sociales.

  • La découverte de l'Amérique fut un événement majeur de l'histoire de la chrétienté. Durant tout le XVIe siècle, les Rouennais et les Cauchois s'imposèrent comme des interlocuteurs privilégiés de certains peuples du Brésil ; les Normands finirent par nouer des liens d'amitié avec la tribu des Tupinambas. Les marins ont rapporté croquis et dessins de cette population et de la végétation luxuriante. Les premiers motifs à s'imposer dans la sculpture décorative savante de la Renaissance sont les masques à plumes, que l'on retrouve par exemple sur les riches tombeaux des cardinaux d'Amboise à la cathédrale de Rouen. Croisant récits de voyage, histoire du commerce normand, histoire générale, l'auteur part sur la piste des traces "indiennes" encore jamais étudiées pour ce qui touche au domaine populaire en Normandie.

  • Après deux siècles de troubles et d'assujettissement qui marquèrent la région forestière, Gbéngbédou émerge et se constitue en une monarchie de type coutumier. Il s'impose alors comme l'une des forces politiques et militaires émergentes du pays Kissi dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Mais dans une cohabitation forcée avec le colonisateur, l'exceptionnel destin de la monarchie est alors brutalement stoppé dans son évolution. L'épisode d'une « Révolution » impitoyable consacra le drame vécu par ce peuple et marquera le couronnement d'une époque, la fin d'une épopée et la chute d'une dynastie.

  • Dans ce livre qui rend hommage à Bachalou Nondichao, célèbre traditionniste béninois, l'auteur retrace l'histoire du Danhomè (Dahomey) sous le règne de Kpengla. Né vers 1735, le prince Yansunu accède au trône le 17 mai 1774. Roi sous le nom fort de Kpengla, il y reste jusqu'à sa mort survenue le 17 avril 1789. Son pouvoir est caractérisé par des guerres menées contre des régions voisinesou plus lointaines, des activités économiques largement dominées par la production agricole et une tolérance religieuse avec la présence du christianisme et de l'islam à Agbomè (Abomey).

  • L'histoire de l'ancienne bibliothèque du Roi est bien connue grâce à la magistrale étude de Léopold Delisle parue au XIXe siècle. À cette époque, le manuscrit anecdote édité ici n'appartenait pas encore
    aux collections publiques et L. Delisle n'a pu en avoir connaissance. Il présente trois intérêts majeurs, celui d'avoir été écrit au début du XVIIIe siècle et de faire état de manuscrits aujourd'hui disparus,
    celui de mentionner l'état des reliures, elles aussi disparues au XIXe siècle et celui enfin de fournir de précieuses indications de provenance qui manquèrent à Delisle. Jean Boivin, qui entra en 1698 à la bibliothèque du Roi comme commis aux manuscrits, fit ensuite une brillante carrière à l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

  • La dernière biographie en français de Guillaume III remonte à l'année 1880. Son auteur, Arthur de Lort de Sérignan, s'attachait uniquement à la carrière militaire de son modèle. Depuis cet ouvrage, aucun historien français ne lui a consacré de biographie. Ce « mortel ennemi » de Louis XIV méritait-il un tel ostracisme ? Certes, historiens anglais et néerlandais ont depuis longtemps rendu justice à leur grand homme. Il était donc temps de se rapprocher du Prince, d'autant que cet immense épistolier rédigeait en français : Pour que cet homme d'État renaisse, il suffit de le lire.

  • L'Ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, plus connu sous le nom de l'Ordre de Malte, constitue une organisation chevaleresque des plus importantes dans l'Histoire de l'Europe. Cette recherche, qui puise dans des manuscrits inédits du Vatican, de l'Ordre à Malte et à Rome, de même qu'à d'autres sources inédites à plusieurs endroits en Italie et en Grèce, reconstitue la vie du chevalier-frère Antonio Bosio, brutalement mort en 1530. Interlocuteur priviliégié de l'empereur germanique, du pape, des rois d'Angleterre et de France, il mena une vie digne d'un roman. Et pourtant, personne ne lui avait jusqu'à présent consacré un article ou un livre.

  • Les relations diplomatiques entre le royaume de Koongo et le Saint-Siège sont riches et très anciennes. L'auteur lève le voile sur ces années florissantes du royaume mais aussi sombres à cause de l'esclavage introduit par les Portugais et les Espagnols.

empty