Calmann-Lévy

  • Renouer avec la France des Lumières Nouv.

    Chacun porte en soi une partie de l'histoire de France avec ses territoires, ses singularités, ses invariants et ses rêves. Pourtant, de nombreux Français ne se sentent plus associés à ce destin collectif et les élections ont été marquées une nouvelle fois par l'abstention. La gauche et l'écologie ne parlent plus à la classe insécurisée, celle qui a peur pour l'avenir de ses enfants, celle qui peine au quotidien.
    Dans cet essai, Stéphane Le Foll fait le constat d'une gauche qui s'est éloignée de ceux qu'elle est censée représenter. Mais cette fracture sociale n'est pas inéluctable et, pour cela, l'auteur fait le choix du progrès plutôt que de la sobriété, et propose de penser l'avenir à travers une stratégie fiscale et économique tournée vers un nouveau modèle de croissance - une « croissance sûre », basée sur l'innovation et l'investissement vert. Pour ne pas disparaître dans les abîmes de l'histoire et renouer avec nos Lumières, il propose aux socialistes de retrouver un lien indéfectible avec les Français et d'ouvrir une nouvelle page pour une France durable.

  • Bienvenue en politique : à ceux qui sont tentés de renoncer Nouv.

    Ronds-points occupés, manifestations hebdomadaires, protestations multiples  : mes premiers jours au gouvernement fin 2018 furent marqués par le mouvement des Gilets jaunes. Leur besoin de dialogue, d'écoute et d'actions entraînera l'organisation du grand débat national, qui m'a fait entrer de plain-pied en politique et m'a fait vivre concrètement l'expé­rience de la fracture sociale, écologique et humaine.
    À l'issue de cette crise inédite, et maintenant face à la crise sanitaire qui lui a succédé, nous sommes différents - mais les colères n'ont pas disparu. Comment réinventer la solidarité de demain, entre émancipation individuelle et projet collectif  ? Comment rendre les grandes transformations écologiques et sociales qui arrivent acceptables par chacun  ? Comment faire de la politique pour tous, et pour les plus fragiles  ?
    Certains d'entre nous parlent de fraternité, mot parfois oublié de notre devise républicaine. D'autres parlent de solidarité, ou de vivre-ensemble. Ces valeurs, je les partage et j'essaie de les faire vivre au quotidien.
     
    Un témoignage personnel et politique pour lutter contre le renoncement qui mène à la haine et au déchirement.

  • « Cela faisait une quinzaine de jours que les VTTistes tournaient dans le village. Ils avaient tout sillonné, tout monté, et Dieu sait que ça grimpe à Tarnac. Cette nuit de juillet 2008, les cyclistes avaient roulé jusqu'à la ferme du Goutailloux. Le temps était frais, idéal pour une sortie nocturne. Au second virage, à moins que ce ne soit le troisième, il faisait nuit, plus personne ne sait avec exactitude, les cyclistes se sont arrêtés et ont commencé à creuser la terre pour y colmater une vieille souche d'un conifère quelconque. À cette heure-ci, la montagne dort, hormis les biches qui profitent du calme pour se promener, et les cyclistes s'affairaient sans bruit. L'avantage de choisir une courbe, c'est d'être assuré que les voitures vont ralentir. Et pour l'appareil photographique que les agents de la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) étaient en train d'installer dans le tronc d'arbre mort, cet atout est précieux. Pendant des semaines, l'appareil allait mitrailler automatiquement toutes les plaques minéralogiques de passage. Et quelques sauts de biches, aussi. Ensuite, on n'a plus jamais revu les cyclistes. Ils sont rentrés chez eux, en région parisienne, leur vélo dans le coffre.
     L'agent de la DCRI me sourit : 
    - Le plus pénible, c'était d'aller relever les bandes et recharger les batteries des caméras. À chaque fois, ça multipliait les risques de se faire gauler. »
    UNE CONTRE-ENQUÊTE AU COEUR D'UNE AFFAIRE D'ÉTAT.Sur l'affaire de Tarnac - du nom du village où furent arrêtés Julien Coupat et ses proches, suspectés de sabotages de lignes TGV en novembre 2008 -, un récit à la première personne, subtil et documenté.Plus d'infos sur le site: http://magasin-general.fr/ A reçu le 04.10.2012 le Prix des Assises

  • Il est une contradiction fondamentale au coeur de la démocratie  : la décision du souverain pour le bien commun doit être une, alors même que le peuple, avec la diversité légitime de ses opinions, est multiple.
    Tel est le problème qu'entreprend de résoudre De la Souveraineté.
    Bertrand de Jouvenel construit sa réponse en faisant retour sur les questions fondamentales de la philosophie politique. Pourquoi et comment les hommes s'associent-ils  ? Quelles sont les différentes formes possibles d'association  ? Qu'est ce qui caractérise la communauté politique au regard des autres formes d'association  ? En quoi consiste l'autorité politique  ? Pourquoi obéissons-nous aux lois  ?
    Au terme de ce parcours, il montre que c'est la délibération éclairée par la raison entre les membres de la communauté démocratique, grâce notamment à leurs instances représentatives, qui permet de résoudre la contradiction.
     
    Paru en 1955, dix ans après Du Pouvoir, De la Souveraineté est longtemps resté indisponible en librairie. Liberté de l'esprit met à nouveau à la disposition du public ce classique de la pensée libérale, enrichi d'une introduction de Vincent Descombes qui fournit un éclairage clair et pédagogique à la pensée de Jouvenel.
     
     
     
     
    Bertrand de Jouvenel (1903-1987), politologue, journaliste, professeur, a fondé la revue de prospective Futuribles ainsi que le think tank libéral la Société du Mont-Pèlerin, aux côtés de Friedrich Hayek. Il est avec Raymond Aron un des représentants les plus brillants de la pensée libérale française d'après-guerre.

  • Emmanuel Macron a été porté au pouvoir par l'exigeant espoir  d'un renouveau de la vie politique.
    Aujourd'hui, la chute de sa popularité est vertigineuse.
    En jetant sur les faits un regard lucide et informé, Roland Cayrol montre la part d'excès de ce retournement de l'opinion, en même temps que la responsabilité du président lui-même.
    En quelques mois, Macron aura redistribué les cartes d'un jeu politique dont les Français ne voulaient plus et mis en oeuvre,au pas de charge, des réformes dans des secteurs importants  de la société.
    Mais, comme le rappelle Roland Cayrol, « on ne change pas la société par décret».
    Le véritable défi d'Emmanuel Macron reste de proposer un  projet politique lisible, de transformation de la société française  à cinq ou dix ans, et surtout d'inventer les moyens pour que les citoyens s'investissent dans cette transformation, qu'ils ont
    eux-mêmes voulue en le portant à la présidence.
    Ce qui est en jeu avec le macronisme, c'est la capacité des sociétés libérales européennes, aujourd'hui sous la menace populiste, à construire un avenir désirable.
    Politologue reconnu, directeur de recherche associé au Centre
    d'études de la vie politique française (Cevipof-Sciences Po), Roland
    Cayrol compte parmi les observateurs les plus perspicaces des mutations
    que traversent aujourd'hui nos démocraties. Il est l'auteur d'une
    oeuvre importante sur l'opinion et la vie politique française.

  • "Qu'es-tu venu faire dans cette galère ? Mes amis n'ont cessé de me poser la question quand je me suis porté candidat à l'investiture d'Europe Écologie-Les Verts pour la Présidentielle 2012. Pourquoi entrer dans cette ronde du pouvoir après avoir passé tant d'années avec la nature, sa simplicité, sa puissance et le message d'humilité qu'elle ne cesse de nous prodiguer ? C'est justement par amour pour elle que je suis entré dans ce costume improbable. C'est Ushuaïa qui m'a mené vers ce combat.
    Qu'es-tu venu faire dans cette galère ? La réponse est dans l'itinéraire d'une vie. Une vie plus haute que mes rêves. Ces vingt-cinq années à travers les contrées les plus éblouissantes de la planète m'ont fait tisser un lien indéfectible et charnel avec la nature. Et j'ai compris que c'est aux hommes de sauver la beauté du monde qui donne un sens à leur existence. Aux hommes de préserver la terre, notre avenir. Ces pages sont l'écho de ce chemin qui part du coeur de la Terre vers le coeur des hommes pour la Vie."
                           Nicolas Hulot, juillet 2013.

  • Le fait du prince est au coeur de l'histoire du pouvoir depuis la nuit des temps. Du général de Gaulle à Emmanuel Macron, les huit présidents de la Ve République ont tous très souvent agi en n'obéissant qu'à leurs humeurs, leurs passions publiques et privées, voire leurs fantasmes. Petits et grands caprices des gouvernants font le quotidien de notre vie publique. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. D'un Falcon utilisé pour aller acheter des fromages à la décision toute personnelle de lancer un plan pour améliorer la sécurité routière, de
    nominations injustifiables à l'édification de musées exceptionnels, de l'intervention dans les programmes télévisuels aux faveurs accordées aux maîtresses, cette enquête nourrie de faits inédits raconte la grandeur et les faiblesses de nos présidents depuis 1958. Le vrai roman du pouvoir.
     

  • Éric Surdej a passé près de dix ans chez LG, l'un des leaders mondiaux de l'électronique de loisirs. Premier non-Coréen à être nommé patron d'une filiale majeure à l'étranger, en l'occurrence en France, il nous raconte ce qu'il faut faire et subir pour survivre, sinon réussir, dans une « boîte » coréenne : dix, voire douze heures de travail par jour sous l'oeil inquisitorial d'une hiérarchie obsédée de notation et de rendement, une soumission fanatique à l'entreprise, une vie privée réduite à sa plus simple expression, une tension extrême dans les rapports humains, des séminaires de motivation dignes d'une secte...
    Qu'allait-il donc faire dans cette galère ? C'est qu'Éric Surdej, en vingt ans de carrière dans l'électronique de loisirs, avait eu l'occasion d'admirer l'extraordinaire efficacité de ses concurrents coréens, leur souci de contrôler chaque détail lors de l'exécution d'une stratégie, leur capacité à mobiliser une énergie et une volonté presque illimitées pour parvenir à leurs fins. Voici un livre qui va donner des éléments de comparaison à tous ceux, nombreux en France, qui se sentent exploités par leur entreprise. Il explique aussi comment les chaebols coréens ont damé le pion aux keiretsus japonais, sans parler des entreprises occidentales, et contient quelques leçons dont ces dernières pourraient s'inspirer si elles veulent survivre dans une économie mondialisée où la Corée fait figure non plus de « jeune tigre », mais d'ogre à l'appétit insatiable.
     

  • « Vous êtes président de la République. Il vous reste un peu moins d'un an de mandat. Je vous demande de réfléchir à une réforme, plus exactement à VOTRE réforme. Mettez-vous en situation. Réfléchissez à celle que vous voulez porter, celle que vous regretteriez de ne pas avoir faite, celle dont vous êtes convaincus qu'elle peut produire une étincelle dans la société.».
     
    Voilà l'esprit de conquête d'Etienne Grass qui va, à partir de ses expériences, développer dans cet essai les réformes nécessaires pour notre pays.
    Avec Najat Vallaud-Belkacem Etienne Grass a été à l'origine des grandes lois sur le droits des femmes et l'interdiction de la prostitution, avec Martin Hirsch il a mis en place le service civique et le RSA. Il est un spécialiste des politiques sociales, de jeunesse et de santé.
    J'ai  deux « fabriques à idées » : l'une le jour, qui est celle du technocrate, et l'autre la nuit, qui est celle du noctambule. Celle du technocrate tout d'abord, qui sait par l'expérience comment se détermine l'Etat, par quel tamis passe une décision avant de remonter au plus haut niveau, où sont les risques, les solutions, les expertises. Quels sont les calendriers ? Comment embarqués la société ? Celle du noctambule ensuite, que je continue d'alimenter avec la passion de pousser plus loin ma compréhension du monde et de disposer ainsi d'un plus large trousseau de solutions à offrir à ceux qui me solliciteront.
     

  • Au terme d'une campagne complètement folle où rien ne s'est passé comme prévu, les Français ont élu Emmanuel Macron, 39 ans, président de la République. Une élection historique, marquée par d'innombrables rebondissements dont l'élimination des deux principaux partis de gouvernement dès le premier tour et la qualification de Marine Le Pen, quinze ans après son père, pour le second tour.
    Ce livre raconte les coulisses de cette campagne hors norme, placée sous état d'urgence et menace terroriste maximale, minée par les affaires et par une crise démocratique sans précédent, et dont tous les ténors ont été « dégagés » un à un : François Hollande qui renonce à briguer un second mandat ; Nicolas Sarkozy, désavoué par ses électeurs ; Alain Juppé et Manuel Valls, écartés dès les  primaires ; François Fillon, plombé par le Penelopegate...
    Pendant près d'une année, Laurent Neumann a décrypté la campagne au jour le jour, des primaires jusqu'au soir du second tour, et nous fait partager scoops, conversations secrètes et scènes inédites. Dans l'intimité des dirigeants, venez découvrir l'envers du décor politique et les ressorts de la fabrique à scandales. Oubliez tout ce que vous pensiez savoir, bienvenue
    dans le grand roman de la présidentielle 2017.
     

  • « Belle », « ardente », « enfant gâtée », « grande professionnelle », « exaspérante »... Les qualificatifs et les épithètes ne manquaient pas dès qu'on évoquait Anne Sinclair, avant. De fait, avant le tremblement de terre du 14 mai 2011, tout souriait à l'ancienne star de TF1 : son mari, directeur général du Fonds monétaire international et favori des sondages en France, allait annoncer sa candidature à la présidentielle. Dans un an, c'était à l'Élysée qu'Anne et Dominique réuniraient peut-être leur belle et grande tribu familiale et amicale.
    jusque-là, l'existence d'Anne Sinclair avait plutôt ressemblé à un conte de fées pour enfant des Trente Glorieuses. Petite-fille d'un des plus grands marchands d'art de l'avant et l'après Seconde Guerre mondiale, fille d'un combattant de la France libre, elle a grandi dans le Paris bourgeois avant de concrétiser ses rêves d'adolescente. D'Europe N°1 à France Inter en passant par TF1, avec ses émissions 7 sur 7 et Questions à domicile, la carrière d'Anne Sinclair a été récompensée par quatre Sept d'or et a fait d'elle une star. 
    Ce livre est le récit d'une existence exceptionnelle, avec ses parts de lumière mais aussi celles, moins connues, d'ombre. Il s'agit d'une biographie autorisée mais non approuvée : si Anne Sinclair a consacré beaucoup de son temps aux auteurs et leur a ouvert les portes de sa famille ainsi que de ses amis, elle n'a eu aucun droit de regard sur le manuscrit avant sa publication. 
    Le non-lieu prononcé à New York au bénéfice de DSK le 23 août, s'il lève l'hypothèque judiciaire, n'efface pas les cent jours de cauchemar qui ont ébranlé le monde d'Anne Sinclair, touché son coeur, fissuré ses sentiments et fait s'écrouler nombre d'ambitions sans pour autant la faire plier ni tomber. Car tout ce qui n'a pas tué la dame de coeur a renforcé la femme de tête. Elles se retrouvent aujourd'hui l'une face à l'autre afin de décider pour demain. Pour Anne Sinclair, peut-être le face-à-face le plus difficile de sa vie.

  • Affaire des foulards, procès pour excision : autant d'événements dont s'empare l'actualité quand nulle réponse n'est trouvée à la grande question de l'intégration, dans les démocraties d'Europe occidentale, de populations élevées dans le respect du culte musulman.
    En ce qui concerne le statut des femmes dans le monde arabe musulman, il faut savoir d'une part distinguer les valeurs de l'islam des survivances archaïques de la tradition locale ou des excès rigoristes d'un fondamentalisme mystificateur, d'autre part déceler la connivence profonde entre la logique politique de l'asservissement et l'exigence religieuse de la loi coranique. L'essai de Juliette Minces permet d'y voir clair. Il dénonce l'utilisation qui a été faite d'une religion pour maintenir la domination de l'homme sur la femme et préserver artificiellement un ordre social devenu caduc.
    La législation islamique (Charia) et le « statut personnel » qui s'en inspire font de la femme un instrument permettant à l'homme de constituer ou d'accroître sa lignée, une pure fonction dans le groupe familial, un rôle à tenir dans le clan plutôt qu'un individu à reconnaître.
    Ce modèle est aujourd'hui en crise. Mais s'il est vrai que les sociétés du monde arabe, touchées dans leur fondement par l'immixion occidentale, se sont trop profondément modifiées pour être en mesure de revenir au mode de vie antérieur ; comme le réclament les « intégristes » par surenchère nationaliste ; il reste que les efforts de la femme pour s'extirper de la bâtardise sociale risqueraient d'entraîner un effondrement des bases familiales et patriarcales sur lesquelles reposent ces sociétés.
    La femme voilée cimente donc à la fois l'ordre social et conventionnel. Elle demeure la survivance d'une civilisation en transition où le dogmatisme de la tradition n'est plus acceptable et où le progressisme de l'émancipation ne l'est pas encore.

  •    « Nous le savons : l'activité humaine est en train de bouleverser les équilibres naturels qui ont rendu notre planète habitable - des équilibres qui ont mis des millions d'années à s'instaurer. Le compte à rebours a commencé. Pour d'innombrables espèces animales et végétales, il est déjà trop tard. Quant aux hommes, ils sont des centaines de millions à souffrir de l'affaiblissement de leurs ressources et de la pollution, et seront demain encore plus nombreux à être victimes des dérèglements climatiques qui les chasseront de leurs terres et les pousseront à émigrer vers le nord, où les attend une autre forme de misère.
       Oui, nous le savons, mais nous ne faisons rien, ou si peu. Les hommes politiques des pays dits riches s'affrontent sur des questions qui paraîtront bientôt dérisoires devant la montée des périls écologiques.
       Pourtant, il n'est peut-être pas trop tard. L'élection présidentielle de 2007 en France est l'occasion de placer l'écologie au coeur du débat politique et d'élire un candidat capable d'infléchir la trajectoire qui nous mène vers l'abîme.
       Au printemps 2006, j'ai proposé au Comité de veille écologique de ma fondation de travailler avec moi à ce qui pourrait constituer les bases d'un pacte écologique entre les Français et leur nouveau président. Ce programme d'action, à la fois ambitieux et réaliste, vise à définir clairement des objectifs politiques et à proposer des mesures concrètes, techniquement et juridiquement applicables dès le début de son mandat, ainsi que des initiatives diplomatiques prioritaires.
       Le résultat de ce travail est le livre qui se trouve entre vos mains. Je vous demande de m'aider à interpeller tous les candidats à la magistrature suprême et de les inviter à se prononcer sur les mesures que nous proposons : sont-ils prêts à souscrire au pacte écologique ? Si oui, de quelle manière ? Sinon, que proposent-ils de faire ?
       Au XVIIIe siècle, la France des Lumières montra au reste du monde que lhomme pouvait prendre en main son destin. Elle peut à nouveau être à l'avant-garde d'une mutation essentielle pour le genre humain.
       L'heure n'est plus à la réflexion, aux analyses ou aux vaines querelles de chapelle.   
       Agissons ensemble avant qu'il ne soit trop tard. »
                                                                      Nicolas Hulot
    Ce livre a été imprimé
    sur du papier 100 % recyclé. 

  • Alain Soral est l'homme politique star d'une nouvelle génération accro à Internet. Étudiants, jeunes chômeurs, petits blancs ou Français issus de l'immigration, ils sont des millions à regarder ses vidéos. Des conférences virtuelles qui exposent le petit logiciel d'analyse soralien construit autour de ses obsessions : les bobos, les féministes, le lobby gay ou, encore et toujours, les Juifs. Il les déteste tous. 
    La popularité virale d'Alain Soral ne doit rien au hasard. Dans l'ombre, les cyber-activistes de son mouvement Égalité & Réconciliation organisent la propagande. Une galaxie de médias de « réinformation » relaie ses idées, quand ce n'est pas l'humoriste Dieudonné qui met sa notoriété à son service. Soral est bel et bien une vedette dont la légende a été patiemment peaufinée par ses soins. Celle d'un homme viril, adepte du coup de poing, doublé d'un intellectuel, qui aurait fréquenté l'avant-garde des années 80.
    Pourtant, la réalité est moins glorieuse. Grâce aux témoignages d'amis de longues dates ou d'anciens compagnons de route qui se confient pour la première fois, on découvre en effet que celui qui prétend être un penseur « dissident » est surtout un boutiquier avide de gloire qui fait commerce de sa haine. Dans le système Soral, marketing, business et droite radicale constituent un cocktail explosif.

  • Marrakech, le XXIe arrondissement de Paris ? « Le Paris du Sahara », comme le disait Churchill qui venait poser son chevalet de peintre amateur dans les jardins de la Mamounia, le plus célèbre des hôtels de luxe du Maroc. C'est toujours vrai. De Nicolas Sarkozy à Dominique Strauss-Kahn, de Bernard Henri-Lévy à Jean-René Fourtou, le président du conseil de surveillance de Vivendi, les hommes politiques, de droite comme de gauche, les intellectuels de tous bords, les patrons du CAC 40, sans parler des vedettes du show-biz, se retrouvent à Marrakech. Ils y sont chez eux. Et c'est là, dans un riad de la médina, au bord de la piscine d'un palace, ou dans une villa au coeur de la palmeraie, que se nouent des pactes politiques et des alliances industrielles. En arrière-plan se dessine une Marrakech qui, sur fond de misère, offre des plaisirs sexuels interdits en Europe.L'attentat du café l'Argana qui, au printemps 2011, a coûté la vie de 17 personnes, dont 8 Français, a déjà fait vaciller l'engouement des Français pour Marrakech. L'entrée en force des islamistes au gouvernement va-t-elle définitivement détourner les touristes du royaume ? Et l'arrivée en France de la gauche au pouvoir sonne-t-elle le glas des relations franco-marocaines ?Dans une enquête fouillée, menée sur place et côté français, les auteurs de ce Paris-Marrakech dévoilent les relations quasi incestueuses et extravagantes qui unissent la France et le Maroc.

  • C'était il y a moins d'un an... Souvenez-vous : le génocide de Timisoara, les ogres de la Securitate, la lutte héroïque du peuple roumain pour arracher sa liberté à un tyran assoiffé de sang, le procès et la mise à mort du Génie des Carpates et de la folle Elena, la constitution, dans la fièvre, d'un Front de salut national toujours menacé, censé guider un pays moribond sur le chemin de la démocratie... Nous savons aujourd'hui que ce feuilleton édifiant n'a été qu'une immense imposture. Aurions-nous tous été abusés par un coup d'État maquillé en soulèvement populaire ? Radu Portocala montre ici que la tragédie sanglante mise en scène à Bucarest, n'a été qu'une comédie grinçante écrite à Moscou. Derrière le mirage de la révolution en direct, et le trompe-l'oeil de la transparence télévisuelle, derrière les cadavres d'un faux charnier, et la parodie d'un vrai procès, derrière les figurants d'une opposition fantôme, et les marionnettes d'une relève illusoire, cette chronique haletante dévoile, pour la première fois, la machinerie du mensonge. À la lumière de ce récit aux allures d'enquête policière, les enjeux de la mystification roumaine apparaissent clairement : reconduire le communisme menacé en éconduisant un despote trop visible. D'autres têtes tomberont probablement au tranchant de cette étrange révolution qui n'a pas fini de faire parler d'elle...

  • Printemps 1990 : la Hongrie découvre la démocratie. Des élections législatives portent au pouvoir une coalition de centre droit. Été 1990 : Blandine Milcent, journaliste de trente ans, part à la rencontre des Hongrois et de leurs espoirs. Depuis le début des années 1980, la crise économique a secoué un pays qui vit au-dessus de ses moyens et qui bascule en mai 1988 lorsque János Kádár est destitué après 32 ans au pouvoir. Le rideau de fer a été démantelé. Le communisme a été balayé. Mais où en est la Hongrie ? Comment les Hongrois vivent-ils leurs premiers pas en démocratie ? Ont-ils peur de l'avenir ? Comment font-ils pour vivre au jour le jour ? Les Hongrois travaillent. Ils se débrouillent... Ils doutent aussi. Blandine Milcent, en compagnie d'Attila, pianiste hongrois en exil depuis de longues années, nous raconte son voyage et nous fait découvrir la Hongrie profonde à l'épreuve de la liberté.

  •    Ce qui se passe dans les abattoirs est un des derniers tabous de notre société. L'insoutenable y est la norme, et l'intérêt bien compris de la filière viande est de cacher ce sang que nous ne saurions voir. Ce tabou en recouvre un autre, plus strict encore : celui des abattages rituels musulman et juif, qui sont censés être strictement codifiés, encadrés et contrôlés. Par dérogation, la loi autorise dans ces cas un égorgement des animaux sans qu'ils soient étourdis au préalable, comme c'est la règle pour l'abattage « traditionnel ». Cela induit de grandes souffrances, surtout quand l'abattage est opéré par des sacrificateurs sans formation. 
       Saviez-vous que dans les faits c'est plutôt la règle que l'exception, comme l'est d'ailleurs l'abattage rituel lui-même ? Ainsi nous mangeons tous halal ou cacher sans le savoir, et l'émoi suscité par cette révélation pendant la campagne présidentielle de 2012 n'y changera rien, car c'est toute la filière viande qui, par commodité ou simplement pour survivre, s'est « convertie » au tout-rituel. 
       Ce qui n'empêche pas les consommateurs musulmans de se voir souvent proposer des produits qui n'ont de halal que le nom, car l'absence de toute norme officielle ou autorité reconnue comme légitime favorise la prolifération de certifications frauduleuses, opportunistes, ou simplement bâclées, ce dont toute la filière semble s'accommoder. C'est que des intérêts financiers majeurs sont en jeu... 
       Le statu quo risque donc de durer. Ce sont les consommateurs de toutes croyances ou sans croyance qui en font les frais, mais aussi et surtout les animaux d'abattoir, qui continuent à mourir, toujours plus nombreux, dans d'atroces souffrances. 
       Une partie de la classe politique s'est emparée du halal et en a fait un thème de campagne en 2012. Mais la question, qui déchaîne les passions, mérite plus et mieux : une véritable enquête, sans oeillères, préjugés ni arrière-pensées sur « l'extension du domaine du halal » qui affecte nos vies de façon parfois inattendue. La voici.

  • La politique est un sport de combat, une guerre sans pitié. Ce n'est pas l'amour du prochain mais la haine de l'autre, du rival, du « frère » qui guide l'homme politique. Pour avancer et triompher, il doit combattre, détester et au final, « tuer » le rival qui lui est le plus proche. Giscard-Chirac, Mitterrand-Rocard, Balladur-Chirac ou encore Jospin-Fabius, l'histoire politique française de ces trente dernières années est jalonnée de grandes haines fratricides. L'élection du président de la République au suffrage universel n'a fait qu'attiser la violence du monde politique. Au sommet, il n'y a qu'une place pour beaucoup trop de monde, et tous les coups sont permis ! Mais une carrière politique est aussi un long calvaire. Violence et souffrance sont les deux faces d'un même parcours : ceux qui encaissent sont les mêmes que ceux qui ont fait ou feront du mal à leurs rivaux. Voyez Giscard, Chirac ou Mitterrand. Voyez Villepin, Sarkozy, Royal et Aubry. Tour à tour chasseur et gibier, victime et bourreau...Jusqu'où Nicolas Sarkozy sera-t-il prêt à aller pour conserver sa place en 2012 ? Que devront endurer ses adversaires pour le détrôner ? Avant même de débuter vraiment, le combat pour l'Élysée a déjà laissé de nombreuses victimes au bord du chemin : Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Hulot et Olivier Besancenot... Trahisons, calomnies, menaces et intimidations, amateurs et âmes sensibles s'abstenir : cette enquête dans les coulisses du pouvoir nous montre que, plus que jamais, la politique est une affaire de pros.


  • Un témoignage décapant et explosif, un état des lieux accablant sur Pôle emploi.
    Et si Pôle emploi empêchait de retrouver du travail ? Alors que la crise économique a fait exploser le compteur du chômage, rien ne va plus. Agents débordés, déprimés, manque d'information et de formation, culte de la rentabilité et privatisation des missions : la fusion ANPE-Assédic est très difficile.
    Le leitmotiv ? Faire du chiffre. Temps réduit pour chaque demandeur d'emploi, radiation pour des broutilles... Globalement, Pôle emploi semble considérer tout demandeur comme un fraudeur en puissance, un suspect permanent. Plus grave, les réformes se succèdent à un rythme tel que les agents n'ont pas le temps de les assimiler. Que dire alors des demandeurs !
    /> Conseiller de Pôle emploi, et ancien chômeur de longue durée, Gaël Guiselin a une chance : il connaît les deux côtés du guichet. Dans ce livre coup de gueule, il fait un état des lieux accablant mais donne également des ficelles pour ne pas se faire broyer par la machine administrative. Un petit livre salutaire.

  •     Malgré le recul du Front National aux élections présidentielle et législatives de 2007, les sondages ont plus d'une fois annoncé Marine Le Pen qualifiée au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2012. Il n'est pas certain qu'elle y parvienne, et encore moins qu'elle puisse aller plus loin.
        Et pourtant... Faut-il vraiment rejeter l'improbable comme s'il était impossible ? Ne faut-il pas, au contraire, y voir un avertissement qui force à réfléchir ?    Quel est le secret de Marine Le Pen ? Que dit-elle vraiment ?    Véritable enquête intellectuelle, ce livre veut mettre à jour et disséquer les dispositifs, les artifices et les dangers qu'on ne voit pas parce qu'ils sont cachés, ou tellement évidents qu'ils en deviennent aveuglants, tellement en vue qu'on ne leur prête pas attention, alors qu'ils devraient nous faire frémir.    Ce livre à l'ambition de montrer, et plus encore de démontrer, à partir des seules déclarations publiques de Marine Le Pen, pourquoi et comment la menace pour notre pays est réelle.

  • Je suis l'homme à tout faire du Président, son valet de chambre, son valet de pied. Je ne suis pas un cador, mais il suffit qu'il me siffle pour que j'accoure, qu'il me jette pour que je m'évanouisse, qu'il baisse le pouce pour que je m'exile.Je suis le souffre douleur, le paillasson, la carpette, j'ai vocation à faire tapisserie, à ce qu'on me marche dessus. Mais rien de ce qui se dit à l'Élysée, rien de ce qui s'y prépare, rien de ce qui s'y manigance ne m'est étranger. Je suis là pour parer les mauvais coups, les flairer, les monter.On me croit condamné à une vie de soumission, on se trompe, je suis un homme de mission. Mille fois, mon Nico a failli périr, mille fois j'ai fait barrage.Aujourd'hui, alors que le suffrage universel menace, il me revient de dire toute la vérité sur son règne. Il faut dissiper les ombres, révéler les pièges, narrer ces complots invisibles, mais incessants, fomentés au coeur du Palais et que j'ai dû déjouer. Dussé-je y perdre la raison et ma réputation. 
                                                         Paul Scarron

  •     Et si des jeunes apparemment paumés étaient tout simplement de vrais voyous ? Et si les juges, accusés d'être laxistes ou coupeurs de tête, faisaient bien leur métier ? Et si les avocats n'étaient pas autant qu'ils le disent défenseurs des pauvres et des opprimés, par paresse ou par facilité ?
         Un plongeon au coeur de la justice peut être fatal à certaines idées reçues !
        C'est ce que raconte la journaliste Christine Bridault, tirée au sort en mars 2006 pour suivre deux procès pendant quinze jours et juger leurs accusés : les uns d'association de malfaiteurs et vols à main armée, les autres de violences et actes de barbarie en réunion.
         Elle a rapidement compris que ces deux affaires renvoyaient aux pires maux de notre société : défaut d'intégration des enfants d'immigrés, perte des repères et violence. Elle a donc tenu un journal du premier au dernier jour de ces deux procès, mêlant le récit de ses journées au tribunal à « la vie qui continue » et faisant entrer le lecteur dans la peau d'un juré. On y découvre la personnalité des accusés, les méthodes des enquêteurs, les tactiques des magistrats et des avocats, les émotions des jurés, leurs interrogations et leur évolution, le fonctionnement du délibéré et, au final, le verdict que chacun peut s'essayer à deviner.

  • Rony Brauman . Édith Cresson .  Alain Deloche 
    Olivier de Schutter . Marek Halter 
    Basile Kamir . Peter Kassovitz . Général Morillon
     Jean-Christophe Rufin  . Yves Simon . Bernard Tapie.     Qui connaît Bernard Kouchner ? Le docteur, comme ses amis l'appellent, a déjà connu plusieurs vies : il fut tour à tour, médecin, journaliste à Actuel, humanitaire, scénariste, diplomate et plusieurs fois ministre. 
         Personnalité politique préférée des Français depuis de nombreuses années, l'actuel ministre des Affaires étrangères reste pourtant mystérieux. Du Biafra à la Birmanie, du Kosovo au quai d'Orsay, bien malin qui pourrait réduire Bernard Kouchner à un qualificatif, un trait de caractère. Charmeur et cassant, autoritaire et libéral, diplomate de haute volée et compagnon enthousiaste et chaleureux, homme de gauche dans un gouvernement de droite : les paradoxes ne manquent pas. 
         Pour comprendre l'imprévisible docteur Kouchner, qui mieux que ceux qui l'ont côtoyé sur le terrain ? 
         De Marek Halter à Jean-Christophe Rufin, de Rony Brauman à Bernard Tapie et Édith Cresson ou Yves Simon, ils sont politiques, humanitaires, écrivains, réalisateurs ou copains de toujours et ils ont en commun d'avoir bien connu Bernard Kouchner à des moments décisifs de sa vie. À travers de longs entretiens, ces témoins privilégiés dressent un portrait original, sensible et informé.   Ni complaisant ni virulent, l'ouvrage, dans un genre biographique original, apporte un éclairage inédit et incisif sur une personnalité incroyablement complexe.

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