Plon

  • Encore plus !

    Louis Maurin

    • Plon
    • 4 Mars 2021

    Un palmarès économique et social à rebours des idées reçues qui lève ainsi le voile sur cette France des " encore plus " : ceux qui traversent les crises sans embûches, tout en prétendant le contraire.Qui sont les privilégiés ? Uniquement des " super-riches " contre lesquels la gauche est vent debout ? Non, répond Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, qui dresse un tableau économique et social à rebours du discours ambiant.
    Entre ces super-riches et la France populaire et moyenne, les classes aisées vivent bien, voient leurs revenus progresser quand ceux des autres catégories stagnent. Elles affichent de plus en plus leur mépris pour la France des " perdants ", tout en réclamant davantage et en faisant tout pour maintenir leurs privilèges.
    Pendant ce temps, chômage et précarité font progresser l'insécurité sociale. Une armée de " flexibles ", souvent jeune et peu qualifiée, doit se soumettre pour répondre au mieux aux besoins des plus favorisés. La crise économique et sociale qui accompagne la crise sanitaire accentue encore un peu plus ces fractures.
    Pour séduire le peuple, les privilégiés détournent son attention en lui livrant des boucs émissaires " assistés " ou étrangers. Ils mettent en avant une hypocrite égalité des " chances " pour mieux défendre un système inégalitaire et célébrer les premiers de cordée. Les revendications légitimes des classes les moins favorisées sont étouffées. Mais la France d'en haut n'a pas gagné la partie, loin s'en faut. Les Français réclament instamment la justice sociale.

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Couacs, déceptions, démissions : enquête au coeur de l'Assemblée nationale. C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les " anciens " députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des " gilets jaunes ", de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un " nouveau monde " qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • Le témoignage du lanceur d'alerte qui a déconcé le scandale de l'abattoir de Limoges. Mauricio Garcia Pereira a grandi dans une ferme d'élevage en Galice espagnole. Il a appris à aimer et respecter les animaux. Arrivé à Limoges, il est embauché dans le plus grand abattoir public de France, où il est le témoin de mauvais traitements sur les animaux, notamment l'abattage de vaches gestantes. Heurté, il interroge responsables et vétérinaires au sujet de cette pratique monstrueuse, mais n'obtient que des réponses évasives et gênées, accompagnées de l'injonction de continuer à faire son travail sans poser de questions. N'y tenant plus, il contacte l'association de protection animale L214 et accepte d'introduire clandestinement une caméra dans l'enceinte de l'abattoir. Les images diffusées via les réseaux sociaux déclenchent un scandale dans l'opinion publique.
    Mauricio brise l'omerta. Il dénonce les transgressions de la loi par un organisme public et la corruption de l'ensemble de la filière, qui rend possible cette barbarie. Depuis cette affaire, il a perdu son travail, mais continue à lutter pour la cause animale. Il est le parrain d'une association fondée par des vétérinaires Français pour le respect de la condition animale et a été l'invité d'honneur d'une journée consacrée à ce thème au Sénat en mai 2017.

  • Dans les coulisses des chasses à Chambord.
    D'un côté, le château de Chambord et son million de visiteurs se massant pour admirer le joyau de François Ier. De l'autre, 5 000 hectares de forêt, dont la plus grande partie est interdite au public.
    C'est là, dans le plus grand parc fermé d'Europe, qu'ont lieu des parties de chasse aussi sélectes que confidentielles. Politiques de tous bords, patrons du Cac 40, hauts fonctionnaires, champions sportifs, mais aussi militaires étrangers ou membres des familles royales européennes s'adonnent à des battues de sangliers. Loin des regards indiscrets : ce qui se passe à Chambord reste à Chambord.
    La liste des invités reste l'un des secrets les mieux gardés de la République. Tout est fait pour éblouir les participants. On petit-déjeune dans la salle des chasses du château, avant de s'engouffrer dans la forêt en land-rover. Les routes sont barrées par la gendarmerie. Le soir, un tableau de chasse est dressé devant le château, les sangliers sont étalés sur un lit de branches, la garde républicaine sabre au clair et les trompes retentissent dans la nuit.
    C'est le président Georges Pompidou qui décida de faire de Chambord un lieu de relations publiques pour l'État. Si les chasses ne sont plus à proprement parler " présidentielles ", l'ombre du pouvoir y plane toujours.
    Étayé par des témoignages inédits et des récits savoureux, ce livre plonge dans l'un des lieux les plus étonnants de la monarchie républicaine à la française.

  • Et ainsi de suite

    Jean-Luc Mélenchon

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    Depuis l'Amérique Latine, Jean-Luc Mélenchon écrit sur la politique, l'actualité et son procès à venir.

    " Je ne dois pas accepter de me faire couper la gorge dans le vacarme confus de l'information spectacle qui va prévaloir. Je prends donc la plume.
    Je vais prendre ma part du témoignage de notre époque puisque j'ai l'honneur d'être parmi les trois premiers députés Insoumis inculpés politiques depuis la guerre d'Algérie. Mais je vais le faire à ma façon. Sans m'en obséder. Sans assommer les lecteurs du livre que je prévois de faire avec ces lignes. Et sans sombrer dans le juridisme qui est toujours l'engloutissement de la parole des victimes.
    Je vais le faire au fil du clavier et parfois des rêveries qui m'atteignent chaque jour. Je vais écrire "à saut et gambades" comme disait Montaigne. Une chronique "consubstantielle à son auteur" comme il le disait de ses propres chroniques consignées dans Les Essais. Et je compte, de cette façon, réunir au moins une fois noir sur blanc quelques-unes de nos raisons de dénoncer ce qui nous est infligé.
    Nous avons trop tardé à le faire. "
    Jean-Luc Mélenchon

  • Premier palais de la République, l'Elysée brille d'un éclat particulier... et d'un certain mystère. Patrice Duhamel et Jacques Santamaria invitent à un voyage dans la grande et petite histoire de ce lieu pas comme les autres devenu le coeur du pouvoir. Une nouvelle édition, enrichie et mise à jour, de ce dictionnaire drôle et sérieux, truffé de révélations supplémentaires et d'anecdotes inédites.Cinq ans après leur premier livre consacré à l'Élysée, Patrice Duhamel et Jacques Santamaria sont retournés explorer le premier des palais de la République. Avec l'envie d'en savoir plus sur les secrets et mystères que protègent ces murs trois fois centenaires, de découvrir des aspects inédits de la vie du Palais à toutes les époques, et aussi d'enquêter sur la dernière décennie, qui a vu deux présidents de la génération d'après guerre se succéder à la tête de l'État. Au fil du temps et de leur investigation, vous saurez ainsi pourquoi le général de Gaulle a quitté l'Élysée de la même manière que Napoléon ; comment Louis Napoléon Bonaparte, Adolphe Thiers et François Mitterrand y ont abrité leur double vie ; quels secrets d'État Valéry Giscard d'Estaing a transmis à François Mitterrand le jour de la passation de pouvoirs ; quel est le point commun entre les présidents Doumergue et Sarkozy ; ce que contenaient les violents SMS que deux ministres se sont échangés en plein Conseil dans le Salon Murat ; pour quelles raisons François Hollande a annulé au dernier moment un dîner d'État au risque de provoquer une rupture diplomatique ; comment les Premières dames successives ont vécu leur passage à l'Élysée... Les réponses à ces questions, et à bien d'autres, font ainsi apparaître, sous un jour original et souvent inattendu, le palais présidentiel, que les Français sont de plus en plus nombreux à visiter chaque année.

  • Anne Fulda brosse un portrait intime et inédit de ce don Juan atypique pour lequel l'esprit de conquête s'apparente à un besoin de plaire et de convaincre, quitte à rêver sa vie.Depuis qu'il est enfant, Emmanuel Macron - ce candidat aux allures de Petit Prince virtuel - a toujours été désigné et reconnu comme le meilleur.
    Il a trouvé dans le regard des autres, et plus spécifiquement de ses aînés, l'admiration, l'encouragement, la bienveillance. Il y a eu, longtemps, le regard de sa grand-mère, fondateur et essentiel, avec laquelle il a entretenu des liens exclusifs, presque passionnels, qui ont même influé sur sa relation avec François Hollande. Il y a eu le regard de ses professeurs, puis de tous ses " parrains ", qui, tout au long de sa carrière, l'ont toujours épaulé et qu'il a souvent subjugués par son intelligence et son empathie. Il y a bien sûr le regard de Brigitte, son épouse, avec qui il forme un couple dont la singularité ne tient pas à leur différence d'âge mais au fait qu'elle est l'unique femme qu'il aime depuis qu'il a seize ans. Et il y a maintenant le regard des Français, qu'il entend séduire avec la même détermination, en bousculant les convenances et en leur déclarant qu'il les aime...


  • Portrait d'un Rastignac débonnaire, chaîne en or et failles en bandoulière.

    Qui se cache derrière Christophe Castaner ?
    Il y a trois ans encore, ce nom était inconnu du grand public. Dans les arcanes d'un Parti socialiste déliquescent, il n'est qu'un député parmi d'autres. Il piaffe de faire carrière. Sa rencontre avec un homme, Emmanuel Macron, va tout changer. Christophe Castaner est un rescapé de l'ancien monde, propulsé ministre de l'Intérieur dans le sillage d'un président à la trajectoire de comète. En Macronie, il détonne. Castaner ? Un kéké ! On le moque. Il en joue. Car il est plus complexe. Moins rond et spontané qu'il ne le montre pour mieux se démarquer. " Je sais que j'ai construit un personnage, j'ai une image qui ne correspond pas à la réalité telle que, moi, je la vis ", dit-il. Sa vie est à la fois ordinaire et romanesque.
    Valeur montante du début de quinquennat, son nom est désormais conspué dans les cortèges. Avec sa nomination place Beauvau, il atteint son firmament. Mais a-t-il la carrure ? Fragilisé par ses bourdes, raillé pour une incartade en discothèque un soir de manifestation, contesté pour son indéfectible soutien aux policiers, Castaner s'accroche. Pour combien de temps encore ?

  • Alain Pompidou nous fait revivre la passion de ses parents pour l'art. Georges et Claude Pompidou formaient un couple pétri de culture classique mais en avance sur son temps. Leur insatiable curiosité partagée, au-delà de la disparition du Président, apparaît donc doublement animée par l'amour de l'art. Un nouveau regard sur les Pompidou nourri par les témoignages inédits de Madeleine Malraux, Maïa Paulin, Pierre Soulages...Au début des années trente, au Quartier latin, une rencontre inattendue réunit Georges Pompidou et Claude Cahour. Ils se marient quelques années plus tard et forment un couple uni partageant le goût de la littérature, de la musique, du cinéma. Très vite, ils fréquentent les galeries d'art et les artistes contemporains. Dès 1948, les Pompidou - comme on les appelle avec affection - font l'acquisition de leur première toile abstraite signée d'un peintre alors peu connu : Youla Chapoval.
    Par la suite, au fil des rencontres, leur collection se construit en relation étroite avec les créateurs. En 1958, Claude offre à son mari un Nicolas de Staël. En 1962, l'accrochage d'un Soulages dans le bureau du Premier ministre surprend. Quand, en 1969, à l'Élysée, le Président et son épouse font appel à Pierre Paulin et à Yaacov Agam pour la rénovation et la décoration de leurs appartements privés, force est de constater que l'art représente pour eux une raison de vivre. Que la création du Centre Pompidou viendra couronner.
    C'est cette fusion artistique, ce sens inné des oeuvres capables d'entrer dans l'Histoire, leurs rapports avec les artistes qu'Alain Pompidou et César Armand dévoilent dans cet ouvrage biographique et intime, riche de souvenirs, de témoignages et d'illustrations. À travers le récit de leur fils, les souvenirs de l'épouse de Jean Coural, directeur du Mobilier national, de Maïa Paulin, Pierre Soulages, Jack Lang et bien d'autres, ce livre révèle le parcours initiatique autant qu'affectif d'un couple pas comme les autres, mu par une insatiable curiosité.

  • Jacques Chirac raconté par son chauffeur.Installé dans un village reculé de Bretagne, André Demullet savourait une retraite paisible lorsque, le 26 septembre 2019, il apprend la mort de Jacques Chirac. Pour beaucoup ce n'est pas une surprise, pour lui c'est un choc. Car tout le monde l'ignore, mais il a passé dix huit ans à servir l'homme d'État qu'il continue d'appeler " le patron ". Si, sur le papier, il était chauffeur du maire de Paris et patron du RPR, en réalité il officiait aussi comme barbouze dans la police parallèle qu'était le Service d'action civique (SAC). Sa mission ? Armé d'un revolver et d'une carte de presse, il se devait d'assurer la sécurité du futur chef de l'État et de l'accompagner jusqu'aux portes du pouvoir. Surnommé " Mad Max " dans le milieu politico-judiciaire, André Demullet se décrit en ces termes : " Un Benalla, en pire ". Témoin capital d'une époque révolue, avec humour et gouaille, il raconte sa vie passée sous l'aile protectrice du futur Président et dévoile nombre de secrets jusque là bien gardés. À travers les yeux d'André Demullet se dessine un portrait direct de feu Jacques Chirac, celui d'un chef valeureux, empathique, humain. Même dans les circonstances les moins évidentes.

  • La confiscation du pouvoir

    Rachida Dati

    • Plon
    • 21 Novembre 2019

    " La fracture sociale que connaît la France, plus que familière, m'est intime. Certains diront que je viens du bord opposé à celui où je me trouve, que je suis du peuple, mais que je fréquente l'élite. Je me suis au contraire toujours sentie dans une communauté de destin avec ceux que j'ai côtoyés.
    Ceux qui ont les pouvoirs, politiques, financiers, l'assise de leur éducation, un petit nombre qui fait beaucoup, j'ai travaillé dur pour en faire partie. J'ai pensé que seuls le mérite et le travail conditionnaient l'accès à ce cercle. Mais, pour une partie d'entre eux, c'était encore trop peu, ou trop. Il aurait fallu que j'y sois déjà. Dans la France d'aujourd'hui, je ne vois plus beaucoup de
    passerelles. J'observe une société figée et des frustrations de plus en plus nombreuses. L'égalitarisme de la gauche, les errements de la droite, la déconnexion d'un nouveau monde composé des protagonistes de l'ancien monde ont scindé et affaibli notre pays. "
    Dans ce récit livré à coeur ouvert, Rachida Dati évoque l'adversité mais aussi la bienveillance de ceux qui l'ont épaulée. Elle s'appuie sur son expérience pour nourrir une réflexion et ouvrir des horizons qui l'amènent à présenter sa candidature à la mairie de Paris.

  • " Eux voulaient exorciser une destruction. Raconter qui ils sont. Moi, je voulais savoir comment on se reconstruit. En profiter, aussi, pour comprendre comment ils s'étaient bâtis, avant la chute, au milieu du pouvoir et du bruit. "
    Dîners informels, confessions, week-end au manoir de Beaucé, scènes de chasse... Pendant plus d'un an, Tugdual Denis a rencontré François Fillon et ses proches : sa femme Pénélope, ses cinq enfants, son frère Pierre, mais aussi et entre autres le capitaine d'industrie Henri de Castries, l'écrivain François Sureau ou le sénateur Bruno Retailleau. C'est l'histoire d'une ascension et d'une chute. Celle de la campagne présidentielle de 2017, racontée de l'intérieur par une famille bousculée.
    Pour la première fois, François Fillon se confie et règle ses comptes. À travers ce portrait singulier se dessinent les méandres du pouvoir et les errements de la droite française.


  • Sylvie Rocard raconte sans détours la vie d'un homme d'Etat, moderne et précurseur pas comme les autres.

    Elle a partagé les vingt dernières années de la vie de l'ancien Premier ministre disparu le 2 juillet 2016.
    Qui eut cru que l'austère héraut de la deuxième gauche succomberait au charme volubile et sans façons d'une ex-U.D.F, aujourd'hui providence des chiens et chats perdus? Sylvie a rencontré Michel Rocard en 1994, au pire moment de sa carrière : torpillé aux élections européennes par une candidature félonne de Bernard Tapie et aussitôt destitué de la tête du PS. A ses côtés, il reprendra son inoxydable tonus.
    Elle raconte et se raconte. Sans détours. Les débuts d'une idylle " senior " et néanmoins clandestine; les voyages planétaires en compagnie d'un Rocard partout célébré et reconnu; des diners avec Barre ou Bayrou, qui démontrent que l'éminent socialiste n'avait pas attendu ce quinquennat pour être " en même temps ". Elle se souvient de nombreuses rencontres avec un certain Emmanuel Macron, tout juste arrivé à Paris pour rejoindre la commission Attali ; les Rocard seront les seuls représentants du monde politique au mariage du couple pas encore présidentiel en 2007.
    Sylvie Rocard raconte son propre mariage, veille d'un fatidique 21 avril 2002. Huit ans plus tard, à 65 ans, elle chaussera les pointes pour danser en tutu aux 80 ans de son " ambassadeur des pôles "...
    Ses souvenirs dépeignent un homme hyperactif et concentré, curieux de tout, combatif et secret, sensible aux honneurs, mais aussi... sensible tout court, ému au soir de sa vie par la détresse animale : " Un jour, j'ai vu deux grosses larmes couler sur tes joues après que je t'ai raconté la triste histoire de Basile, un corniaud que je venais de récupérer à la Fondation Brigitte Bardot ".

  • Dans les coulisses du pouvoir.La soirée s'étire au premier étage de l'Élysée. Dans leurs fauteuils, autour d'une télévision qu'ils écoutent distraitement, Emmanuel Macron et Alexis Kohler, son bras droit, rembobinent le film de la journée : ce dimanche 14 mai 2017, le nouveau président de la République vient d'être investi. Le voilà au sommet du pouvoir.
    Dans son orbite gravite un petit commando, soudé par la campagne. C'est avec eux qu'Emmanuel Macron a bâti son ascension. Avec eux qu'il va diriger la France. Mais sont-ils prêts ?
    Parmi ces conjurés, des trentenaires inconnus, aussi sûrs d'eux qu'ambitieux, des parlementaires énamourés, des grognards qui s'offrent une seconde jeunesse. Tous sont unis par le culte du chef et du secret. Tous sont résolus à verrouiller leur position au plus près du patron. Tous seront rattrapés par l'implacable réalité, dans une atmosphère saturée de rivalités, luttes d'influences, crises et affaires judiciaires.
    Enquête au sein de ce club très fermé qui gouverne la France.

  • François Mitterrand, une force tranquille...
    " Vingt ans après sa mort, cent ans après sa naissance, François Mitterrand n'a jamais été aussi nécessaire. Le temps a fait son oeuvre. L'agressivité de circonstance a reflué. Les déçus permanents ont mis de l'eau dans leur vin aigre. Surtout, les historiens ont fait la part des choses. Ils ont redonné du crédit à une oeuvre majeure, à un double septennat progressiste et libérateur, où la justice et l'égalité ont gagné beaucoup de terrain. J'ai accepté avec ferveur de faire revivre la mémoire d'un président de gauche qui a fait de moi son ministre de la Culture et de l'Education. Je me suis confronté à l'ensemble de l'action du politique et de la vie de l'homme, avec ses méandres, ses silences, ses échecs. Mais aussi et surtout, avec sa constance dans les convictions, son acharnement dans la bataille, son brio dans l'accomplissement de sa tâche. J'ai été le partenaire de François Mitterrand dans cette entreprise de transformation des mentalités et des attitudes d'un pays qui avait besoin de s'émanciper, de se moderniser. Nous n'avons pas toujours été d'accord sur tout, mais jamais cela n'a jamais altéré notre proximité confiante, notre enthousiasme fidèle. J'ai été un ami admiratif, un compagnon chaleureux, un soutien offensif et créatif.
    Je suis heureux de faire revivre cet acteur majeur du changement et de conjuguer son souvenir au présent de l'incitatif. "

  • Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée... du nom que je porte. Du moins depuis que j'ai pris conscience de sa singularité. Né au début des années cinquante, j'ai traversé, enfant puis adolescent, la période de pouvoir de mon grand-oncle.
    Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée... du nom que je porte. Du moins depuis que j'ai pris conscience de sa singularité. Né au début des années cinquante, j'ai traversé, enfant puis adolescent, la période de pouvoir de mon grand-oncle.
    Du président Pompidou à celui qu'un facétieux a qualifié de " capitaine de pédalo ", j'ai accumulé les souvenirs, tristes ou gais, avec le regard particulier d'un de Gaulle : l'école, l'université, le service militaire, la vie professionnelle, tout, y compris mon mariage, m'a renvoyé et me renvoie sans cesse au nom qui est le mien.
    C'est tout cela que j'ai entrepris de raconter : la découverte de la charge que j'aurais à porter et son influence sur le déroulement de ma vie, l'origine de mon nom, ma parenté, les rapports avec les membres de ma famille et en particulier le Général, la guerre d'Algérie et ses conséquences, mes expériences en politique ou à l'étranger, outre quelques portraits de parents et les " petites histoires " dont on m'a fait le dépositaire. Voilà bien de quoi remplir le " sac " qu'une fois retiré dans ma " thébaïde " provençale j'ai décidé de vider. Sans gêne ni retenue, mais sans prétention ni voyeurisme, avec la simplicité et la fantaisie qui font de moi ce que je suis : un de Gaulle parmi d'autres.

  • Profession : agent d'influence

    Philippe Bohn

    • Plon
    • 15 Février 2018


    Agent d'influence, conseiller de chefs d'entreprises comme des puissants d'Afrique et de France, politiques en tête, un homme de l'ombre révèle les mystères de sa vie. Portraits, aventures, secrets d'Etat, voici un livre d'histoires, d'Histoire, aussi épique qu'instructif.

    Pour la première fois, un haut dirigeant d'entreprise dévoile les secrets des grands contrats à l'exportation et des négociations géopolitiques. Aujourd'hui directeur général d'une compagnie aérienne, Philippe Bohn sillonne le monde, depuis trente ans, pour défendre le drapeau de la France et de ses grands groupes industriels dans l'impitoyable guerre économique internationale.
    Il a longtemps été le " Monsieur Afrique " d'Airbus. Il a aussi travaillé chez Elf Aquitaine sous les ordres d'Alfred Sirven, l'homme qui assurait " avoir de quoi faire sauter vingt fois la République ", ou chez Vivendi-Environnement à l'époque d'Henri Proglio.
    Dans Masques africains : souvenirs d'un agent d'influence, l'auteur décrit la mécanique de ces grands contrats, aux montants souvent vertigineux, pour lesquels son métier est de bâtir les " réseaux " qui vont permettre d'emporter la décision. De façon très didactique, il donne le mode d'emploi de ce travail de l'ombre, à la frontière du business et de la politique, où il faut identifier les bons interlocuteurs, apprécier leurs attentes et mettre en place les stratagèmes pour y répondre.
    Des maquis de l'Angola et du Rwanda, à la tente du colonel Kadhafi ou aux bureaux dorés de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy et Claude Guéant, Philippe Bohn nous raconte des pérégrinations hors normes, souvent pittoresques. Dans sa préface, son ami de trente ans, le chanteur et producteur Bertrand Burgalat, le certifie: " Non seulement tout est vrai, mais rien de ce qui est écrit ici n'a été évoqué auparavant. "

  • Vingt ans après, à l'âge des premiers bilans, Anne-Sophie Beauvais a revu ses anciens camarades d'école. Ceux qui ont partagé les cours avec cet étudiant atypique et inclassable, qui allait devenir le plus jeune président de la Ve République. Pourquoi lui, et lui seul, a-t-il marché jusqu'à l'Elysée ? Voici le portait de la génération Macron." Le vendredi matin, c'était le grand cours en amphi sur les relations internationales. Nous étions presque tous là, les étudiants de ma promo, entrés à Sciences Po, au tournant des années 2000. Assis juste derrière moi, dans cet amphi, Emmanuel Macron. A l'époque, le futur Président de la République voyait peu les ciseaux d'un coiffeur... "
    Dans ce livre, j'hume l'atmosphère de ces années. Nous avons tous 20 ans. Le bel âge. Avec nous, dans cet amphi, Etienne Gernelle, Matthias Fekl, Natacha Polony, Florian Zeller, Gaspard Gantzer et bien d'autres encore.
    Tout est là, dans le fond de l'air : l'Europe, la mondialisation, le libéralisme... Emmanuel Macron n'a qu'à piocher. Il l'a fait, à sa manière. Et avec quel résultat !
    Sa jeunesse ne ressemble pas tout à fait à la nôtre, mais nous sommes bien tous de la même génération. Celle qui doit supporter l'héritage des baby-boomers : le chômage et la dette. Vient aussi le sida. Notre génération est celle d'un ballotage, parfois favorable, parfois moins, entre deux mondes. Nous avons grandi au milieu de toutes les mutations, technologiques, économiques, politiques, culturelles et même peut-être sentimentales. Emmanuel Macron s'inscrit dans cette époque. Avec lui, c'est notre génération, celle des quarantenaires, qui est arrivée au pouvoir.
    Anne-Sophie Beauvais


  • La sélection des meilleures chroniques de Natacha Polony parues dans Le Figaro enfin disponible ! Une relecture des grandes questions et des débats qui ont marqué ces dernières années par une plume qui ne mâche pas ses mots !

    Ce livre présente une sélection des chroniques que Natacha Polony a publiées dans Le Figaro au fil des dernières années. Y sont traités les grandes questions qui ont fait l'actualité et les principaux débats qui ont marqué cette période : la crise économique, la politique, les questions de société...
    Une relecture des moments forts de notre histoire récente, vue et analysée avec la pertinence d'une essayiste de renom qui refuse le politiquement correct.

  • Ce livre n'est pas une énième biographie ni un énième récit d'actualité, mais la première tentative d'analyse fouillée de ce que l'élection de Macron veut dire, de ce qu'elle nous révèle de l'état de la France, de ce qu'il conçoit pour la transformer, de ses stratégies possibles, de ce qui risque d'échouer, de ce qui pourrait réussir." En même temps ", cette expression devenue le symbole d'un tic raillé est en vérité révélatrice d'une stratégie et d'une philosophie politiques, ce que ce livre montrera.
    Qu'est-ce que Macron ?
    Rien ou pire ? Pire que rien, disent ses ennemis, dans une détestation qui n'a plus de limites. Tout ? Mieux que tout, disent ses fans, dans une admiration qui n'a plus de limites.
    Nous démonterons ces délires tout en cherchant à comprendre ce qui les alimente.
    Quelque chose.
    Dans l'audace d'un pays qui s'est reconnu dans l'audace d'un homme.
    Dans le plaisir d'une nation qui a tant attendu d'à nouveau espérer.
    Dans le dépassement de clivages du XIXe siècle que les horreurs du XXe ont trop longtemps prolongées.
    Dans cette passion du " en même temps " pour rendre compte de la complexité et dépasser les antagonismes.

  • Milieu de cordée

    Guillaume Peltier

    • Plon
    • 7 Novembre 2019

    Guillaume Peltier ne ressemble pas aux autres hommes politiques. Il n'a pas fait l'ENA et n'est pas haut-fonctionnaire. Il vient de la classe moyenne.
    Dans ce premier livre, il revient sur son histoire de " milieu de cordée ", depuis son quartier populaire de la Porte de Vanves jusqu'à l'Assemblée nationale où il est élu député en 2017. Il raconte les " Quarante Douloureuses " de sa génération, née au lendemain des " Trente Glorieuses ", et l'on croise, de François Mitterrand à Philippe Séguin, de Nicolas Sarkozy à Jean-Louis Borloo, nombre de personnalités politiques.
    Son ode à la France du milieu, ni privilégiée ni assistée - " ces milieux de cordée devenus les premiers de corvée " - dénonce le travail qui ne paie plus, l'arrogance de la haute administration et la souffrance des Français devant les injustices, les dérives de la mondialisation et la menace de l'islam politique.
    Face au capitalisme financier d'Emmanuel Macron et au populisme des extrêmes, il appelle la droite à bâtir le parti des " milieux de cordée " et aspire ainsi à réconcilier " les républicains des deux rives ".
    Un livre empli d'anecdotes inédites, de propositions révolutionnaires et de réflexion sur notre temps, en forme de cri d'alarme et d'espérance à la politique, aux Français et au destin de notre pays.


  • "Atomic Anne" parle pour la première fois.

    L'été dernier, la femme française la plus puissante du monde selon la presse anglosaxonne, appelée à l'aide par les Japonais après la catastrophe de Fukushima, est remerciée par Nicolas Sarkozy.
    Dans La Femme qui résiste, Anne Lauvergeon raconte l'aventure de la création d'Areva, une des grandes entreprises industrielles françaises, et de son développement.
    C'est l'histoire d'une femme dans un monde d'hommes. C'est l'histoire d'une femme courageuse qui n'a pas eu peur de résister jusqu'au bout à la pression d'intérêts particuliers.
    L'auteur dévoile ici le fonctionnement, les manoeuvres et les coups tordus d'un système qui a perdu le sens du long terme et des atouts stratégiques de notre pays.
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  • Après 20 mois au pouvoir, qu'en est-il réellement de la présidence de Nicolas Sarkozy ? En fait, son style et ses méthodes sont plus français qu'il ne le croit lui-même.

    Le Consulat est de retour.
    Il y a chez Nicolas Sarkozy bien des aspects d'un Premier consul contemporain. Certes, il n'est pas Bonaparte mais c'est un bonapartiste grand teint.
    Lui comme le Corse à ses débuts ont tendance à tout vouloir réinventer eux-mêmes. Ils avancent sur tous les terrains à la fois, s'étonnent qu'on s'asphyxie à les suivre, trébuchent en galopant. Leur ambition est immense. Issus l'un et l'autre d'une petite noblesse fraîchement établie en France après des épreuves, ils tiennent à démontrer leur supériorité. Dominateurs et sujets à de brusques anxiétés, ils ne doutent pas de leurs qualités mais ils craignent souvent que le destin ne se dérobe. Ils ont de grands espoirs et de sombres pressentiments. Ils ne résistent pas à l'ostentation. Ils aiment aussi beaucoup les femmes, avec emportement, non sans de cruelles déconvenues, non sans d'enviables succès. Là encore, la discrétion n'est pas leur fort. Ils ont de l'orgueil à revendre, une impressionnante promptitude d'esprit. Ils aiment décider, ils n'ont pas peur d'imposer. Ils attachent semblablement le plus grand prix à la mise en scène publique de leur action.
    Le nouveau président de la République se vit comme un cousin de Bonaparte à une époque aussi tourmentée, à sa manière, que le Consulat.
    Apparaîtra-t-il comme un nouveau Premier consul plus civil, plus démocrate, moins génial bien sûr, moins chimérique, moins submergé par le mythe de sa propre gloire mais aussi avide de marquer et de rompre ? C'est son rêve. Ce serait un miracle. Faut-il prier pour cela ?
    Alain Duhamel

  • Le témoignage inédit d'une femme incontournable dans la vie politique française qui se livre pour la première fois.
    Première Française à avoir été élue à la tête d'un grand parti, le RPR, Michèle Alliot-Marie est aussi la première femme à avoir dirigé le ministère de la Défense, celui de l'Intérieur et celui des Affaires étrangères. Nommée également garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés, elle est le seul responsable politique de l'histoire de la République à avoir occupé les quatre ministères régaliens. Sa participation à 700 conseils des ministres sous trois présidents de la République différents lui donne une connaissance incomparable des dossiers de l'État, des pratiques et secrets de la vie politique. Cette personnalité d'exception nous ouvre les portes des lieux du pouvoir, nous fait partager son existence quotidienne faite d'expériences uniques : ses réveillons avec les Forces spéciales en Afghanistan, son vol avec un pilote de chasse dans un Rafale dont le tableau de bord s'éteint soudainement, ses sauts en parachute, sa nuit avec les forces de police durant les émeutes de Villiers-le-Bel, ses relations avec les hommes et les femmes qui font l'histoire nationale et internationale... Un récit et une aventure passionnants !

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