FeniXX réédition numérique (Fleurus)

  • Personne n'est plus étonné que moi par la croissance de l'Arche. Je n'y avais jamais pensé, ni fait de projets pour cela. En quelque sorte, j'ai été projeté dans le monde des personnes handicapées. Je voulais créer une communauté chrétienne ; si les circonstances avaient été différentes j'aurais pu commencer avec des personnes sortant de prison, délinquantes ou défavorisées. En regardant en arrière, je vois que la main de Dieu était là. J'ai découvert que vivre avec le pauvre et le faible est très exigeant, précisément parce qu'ils me demandent de changer, de grandir, d'être plus compatissant et sage. Par-dessus tout, j'ai découvert combien les personnes handicapées peuvent être une source de paix et d'unité dans notre monde terriblement divisé, à condition que nous voulions bien les écouter, les suivre et partager notre vie avec elles. Jean Vanier (Extraits de l'introduction)

  • Il y a trois ans, paraissait « Les parents symboliques ». Ce livre présentait les aspects pratiques et théoriques d'une famille d'accueil où vivent 14 enfants, ceux du couple qui l'anime et ceux qui lui sont confiés par les services de l'Aide Sociale à l'Enfance. Aujourd'hui, le présent ouvrage fait entendre des enfants carencés. Il leur donne la parole en écoutant leur langage si particulier : celui des mots et celui du comportement. Tony, Bob, Stan, Benjamin, Geoffroy, Laure et quelques autres sont là qui « parlent ». Ils écrivent en tenant la main de l'auteur, sur la carence, bien sûr, la violence, l'abandon, la famille... et l'adoption. Ce livre voudrait toucher un plus large public ouvert aux difficultés des « enfants de la DASS », ému par leurs souffrances à l'occasion de quelques grandes émissions de télévision qui ne disent pas tout. Il s'adresse fraternellement aux familles d'accueil et aux éducateurs de groupe qui partagent la vie des enfants carencés affectifs.

  • Un autre regard sur l'autisme... Celui d'une mère qui se veut étrangère à toutes les théories et à tous les systèmes, et qui, depuis vingt et un ans, observe sa fille dans la totalité de son être physique et psychique, avec les yeux neufs d'un explorateur ignorant à la découverte d'une terre inconnue. Au cours des huit dernières années présentées dans ce livre, l'auteur a noté sur le vif des scènes de la vie de l'adolescente au milieu des siens, ou avec les personnes qui l'aident aussi à prendre conscience d'elle-même, des autres, et du monde qui l'entoure. L'éducation, à base d'apprentissage personnalisé, a développé la relation, les initiatives, et assuré l'épanouissement de « Cati », dans la mesure où elle peut prendre sa part des activités qui sont le lot de tous, et qui leur confèrent un rôle dans la communauté. En cette adolescente encore entravée, se révèle un être humain désireux de vivre, avide de contact, souvent passionné, capable de souffrance et de joie.

  • L'Aide Sociale à l'Enfance décrit très précisément, dans un langage administratif, l'expérience que raconte ce livre : un « foyer d'accueil » ouvre ses portes à un enfant « recueilli temporaire préventif ». D'un côté donc, Sélim, un de ces milliers de jeunes en panne dans une cité de l'enfance, en panne d'amour. De l'autre, une famille qui a envie de partager son bonheur avec un enfant moins gâté. L'accueil d'un de ces enfants « temporaires » s'apparente un peu à une aventure. On en connaît le but : qu'il soit heureux. Mais les obstacles sont imprévus, déroutants. On frôle parfois la catastrophe, mais on vit aussi de très bons moments, avec cet « enfant provisoire ».

  • Jean Pierre allait avoir huit mois. Notre troisième fils était ce que l'on appelle un beau bébé. Sa naissance nous avait un peu déçus. Nous espérions que le destin nous donnerait une fille, après deux garçons ; mais nous oubliâmes rapidement cette désillusion. Il était très attachant avec son petit corps potelé, ses traits réguliers, son expression particulièrement éveillée. Ses sourires, sa sagesse, laissaient augurer un caractère enjoué. Son développement physique et psychique était marqué par la précocité. Tout portait à croire qu'il aurait une enfance sans histoires... Ce fut avant le dîner que tout commença. Il était environ dix-huit heures. Nous avions quitté la plage, et rejoint notre appartement de vacances. J'entends encore l'appel de ma femme : « Viens vite ! Viens voir Jean Pierre »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quel étudiant, quel professionnel, quel enseignant ne s'est trouvé égaré dans le labyrinthe des textes consacrés à la structuration progressive de l'être humain ? Il existe une masse de travaux touchant à la genèse de l'identité : perspectives neurobiologiques, cognitives, psychanalytiques et sociologiques s'affrontent, se complètent, s'excluent de façon souvent passionnelle. Michel Lemay, auteur de « Psychopathologie juvénile », « Le diagnostic en psychiatrie infantile », « J'ai mal à ma mère », consigne ici les résultats d'un immense labeur de dépouillements bibliographiques. C'est en s'appuyant sur plus de 2000 références classées en sous-sujets qu'il fait un effort unique d'analyse et de synthèse pour présenter aux lecteurs une étude comparée sur les recherches en langue française et en langue anglaise au sujet de la naissance du sentiment d'identité. Ce livre, destiné à prendre place dans la bibliothèque de tout éducateur, psychologue ou psychiatre, constitue à la fois une invitation et un guide de lecture des différents auteurs - une mine de références - un questionnement incessant sur ces approches du mystère que constitue l'Homme pour chacun d'entre nous. C'est aussi le point de vue personnel d'un clinicien toujours en recherches.

  • Voici la réédition, notablement modifiée, de Pour qu'ils vivent enfin. Sans rien renier de ses recherches précédentes, l'auteur montre le cheminement de l'équipe de la Sittelle qui, en liaison avec les diverses recherches et publications, a travaillé auprès d'enfants présentant divers troubles très graves de la personnalité. L'originalité du travail ici présenté est de faire référence à de solides approches théoriques tout en exposant très concrètement comment une institution peut tenter de répondre aux besoins de ces enfants étranges. Une approche pédagogique et une forme originale d'approche psychanalytique se conjuguent. Un internat et un placement familial spécialisé travaillent de façon complémentaire, en liaison, dans toute la mesure où l'état de l'enfant le permet, avec des écoles où se réalise une intégration scolaire tandis que les soins se poursuivent dans l'institution. Les résultats sont là pour montrer que, grâce à une telle action et au travail avec les familles naturelles, des enfants qui semblaient voués à une existence asilaire ou, tout au moins, à une existence assistée, ont pu sortir de leur angoisse et s'intégrer dans notre monde.

  • Confier un enfant en difficulté à une famille d'accueil paraît, de nos jours, une meilleure solution que de faire appel à un internat. Forte d'une longue expérience en matière de placement familial spécialisé, l'équipe que dirige Delphine Rouquès est souvent sollicitée de faire part de ses réflexions. Elle est d'autant mieux placée pour cela que, tout en croyant profondément à l'efficacité du placement en famille d'accueil, cette équipe continue d'utiliser avec le même enthousiasme une structure fonctionnant en internat. Voici donc les différentes formes possibles de placement en famille d'accueil puis la description très concrète du fonctionnement d'un placement familial spécialisé accueillant des enfants qui présentent de graves troubles de la personnalité.

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