• Un soin inédit fait nouvellement partie de l'arsenal thérapeutique de la médecine occidentale. Presque un oxymore, l'aide médicale à mourir ne fait pas l'unanimité. Or, une nouvelle frontière est sur le point d'être transgressée. Parce que certains font l'erreur de considérer la perte de dignité comme possible, ils mettent de l'avant la mort comme le remède ultime aux souffrances des gens atteints de démence. On oublie alors que cette sensation de déchéance peut être soignée autrement. De plus, nous démontrons que la défense de l'autonomie ne saurait justifier l'euthanasie en démence. Notre manifeste confirme également l'importance d'en finir avec la peur du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Ainsi, la fragilité de l'aîné souffrant de démence doit être célébrée en tant que richesse oubliée pour promouvoir une telle modification des moeurs au sein des établissements en cause. Notre réflexion contre l'euthanasie en démence, appuyée par de nombreux cliniciens, contribue à la protection des aînés vulnérables.

  • o Cet ouvrage s'adresse en priorité aux intervenants sociaux et personnes qui souhaitent oeuvrer dans le champ social. L'approche présentée vise à venir en aide aux personnes ou collectivités en difficulté, en les aidant à devenir acteurs de leur propre changement.
    o Des impacts délétères tels l'infantilisation ou la double victimisation peuvent ainsi être évités. Il n'est alors plus question de projet « pour » mais de projet « avec » : c'est une dynamique d'affranchissement et non d'adaptation qui est impulsée.

  • Enjeu sociétal fort, régulièrement mis à l'agenda politique, l'inclusion des personnes en situation de handicap, en particulier dans la fonction publique, demeure un chantier en construction. Si les avancées en termes de dispositions législatives et d'accessibilité se développent, les freins restent nombreux (contexte économique dégradé, faible qualification et état de santé des publics concernés) pouvant entraîner une forme de stigmatisation à proscrire.
    À travers des témoignages et des synthèses de recherche produits par des chercheurs, des professionnels et des personnes handicapées, cet ouvrage propose un éclairage inédit sur cette problématique complexe, interrogeant tour à tour le développement d'environnements de travail inclusif et les nouveaux métiers de l'accompagnement (comme le référent handicap).
    Rassemblant les travaux conduits dans le cadre du programme de recherche et d'échanges de pratiques « Emploi des personnes handicapées dans la fonction publique » (2012-2016), fruit d'un partenariat entre la FIPHFP et l'EHESP en collaboration avec le GEPSO, cet ouvrage intéressera à la fois les chercheurs, les professionnels, les employeurs et le grand public sensibilisé à cette question.
    À travers des témoignages et des réflexions d'experts, cet ouvrage propose un éclairage inédit sur un enjeu sociétal fort : l'inclusion des personnes en situation de handicap. Se concentrant sur la fonction publique, il interroge tour à tour le travail inclusif et les nouveaux métiers de l'accompagnement.

  • Tout sujet humain plongé dans un environnement excluant est susceptible, pour se protéger de cette souffrance, de développer un syndrome d'auto-exclusion : une sorte de grève de la subjectivité avec soi-même et avec autrui, qui arrête le mouvement du temps dans une forme de disparition du sujet. Le conflit entre les droits de l'homme et les flux abstraits d'argent, de marchandises et d'individus, en attente d'une régulation nouvelle des grands groupes humains, est affirmé comme le déterminant majeur de l'auto-exclusion, qui touche non seulement les plus démunis, mais aussi ceux qui semblent avoir « tout pour être heureux » : en effet, la précarité ici définie se différencie radicalement de la pauvreté, qu'elle peut à l'évidence accompagner et produire. La précarité, dans sa forme actuelle, est la misère des pays riches, exportable dans le monde entier.

  • Il n'y a, à la base, aucune différence, sur le plan épidémiologique entre les migrants et les autochtones. Les écarts au niveau des indicateurs de santé, entre ces deux catégories de population, sont dus au parcours migratoire, à ses conséquences socio-économiques et politiques. Le processus d'exil, les conditions de vie (travail, logement, accès aux droits et au système de soins), aggravées par les situations de fragilité et d'exclusion, sont les facteurs générateurs de la détérioration précoce de la santé physique et mentale des migrants...

  • Alors que nous sommes au coeur de l'Europe, Guantanamo se vit chez nous, en les murs, dans l'indifférence la plus générale. Enfermement pur et dur, cette option politiquement correcte simpliste ne fait que surseoir à statuer. La tension carcérale est à son comble et nous risquons l'explosion ! Faut-il une nouvelle évasion, une nouvelle prise d'otage, des agents pénitentiaires en grève, parce que dépassés, pour une vraie prise de conscience? Faut-il de nouvelles radicalisations, de nouveaux attentats? Une généalogie carcérale héritée des cachots du Moyen Âge, qui enferme pour punir et redresser, a démontré à suffisance son cuisant échec. Paroxysme de ce choix politique, le nombre de nos détenus est en augmentation constante.
    Pour casser cette spirale infernale, la question se pose, dès lors, aujourd'hui, de savoir ce que nous voulons faire de nos prisons et quel statut nous voulons pour nos détenus? Notre politique pénale ne deviendra cohérente, et donc profitable à la société civile à protéger, qu'au prorata d'une doctrine carcérale efficace, pédagogique et avant tout humaine. Les "a priori" véhiculés dans la société civile ne doivent pas être synonymes d'abandon de cette responsabilité de l'État. À ces conditions de réforme nécessaire seulement, la prison pourra alors devenir l'exception, tandis que la prévention de la récidive l'objectif. Donner un sens à la peine est la clé de voûte pour résoudre le problème chronique de l'enfermement. Parce que penser à ce pourquoi on est là, pour ne pas y retourner, donne à réfléchir et réfléchir permet de commencer à sortir d'une case.

  • Le paysage politique est en recomposition. La social-démocratie recule dans de nombreux pays. En France, une nouvelle force politique a balayé les traditionnels partis de droite et de gauche aux dernières élections. Jusqu'où ira cette mutation ? L'ancien clivage gauche-droite est-il dépassé ou sortira-t-il sous une forme nouvelle ? Quelle est l'influence de cette évolution sur les extrêmes ?

  • Facette de la vie contemporaine et phénomène social, de nombreuses personnes de plus de soixante ans vivent aujourd'hui en solo, provisoirement ou durablement. Hors de la vie en couple par le divorce ou la séparation et hors du cadre du travail par la retraite, à quels risques se trouvent-elles exposées ? Quels sont leurs appuis ? Cet essai s'attache aux questions centrales nées de cette double rupture affective et sociale : les deuils, la famille, la vie sociale, la sexualité, l'amour, les valeurs morales. Ce travail vise à inspirer, il peut aider à comprendre, à prendre du recul, voire des libertés.

  • Sans-abri et dans les pires difficultés, les hommes qui vivent à la maison d'accueil Saint-Paul n'en demeurent pas moins des hommes debout, animés d'une incommensurable résistance à l'adversité que seuls les naufragés connaissent. Leurs histoires évoquées au fil d'une quarantaine d'articles forcent au respect et à l'attachement. Elles nous balancent aussi, telle une gifle, les incohérences des mécanismes sociaux, véritables rouleaux compresseurs. Un livre qui rend humain et militant.

  • En 1988, les fondateurs de Solidarités Nouvelles pour le Logement développent un nouveau modèle porteur d'émancipation individuelle et de cohésion sociale : l'habitat solidaire.
    Si avoir un toit est un point de départ, l'objectif est aussi de permettre à chacun de retrouver un « chez soi », un espace de liberté et d'intimité vital. Depuis sa fondation, l'association a ainsi permis à plus de 10 000 personnes de retrouver la stabilité et les conditions nécessaires pour accéder à un logement pérenne.
    Ce livre, né de la volonté de partager cette expérience fondée sur le faire ensemble, donne la parole à celles et ceux, bénévoles et locataires, qui ont vécu l'habitat solidaire au quotidien. Leurs voix viennent en résonnance avec celles d'économistes, philosophes, financeurs et acteurs du monde social.
    En proposant un état des lieux du mal-logement, l'ouvrage s'attache à présenter les solutions à mettre en oeuvre pour créer et améliorer l'habitat solidaire et nous invite à réfléchir sur ce que devrait être la ville de demain.
    Aujourd'hui, plus que jamais, il est nécessaire de défendre et promouvoir une conviction qui a montré sa pertinence : l'habitat solidaire est partie intégrante des solutions pour ceux qui défendent une société plus équitable. La solidarité et la mobilisation de la société civile en seront les clés.

  • Ce livre propose une philosophie politique systématique qui considère la politique du point de vue du projet de transformation du monde, c'est-à-dire en prenant le parti des acteurs de changement social. Il en résulte un programme politique révolutionnaire qui interroge les formes de l'action collective dans leur rapport avec la capacité de changer la société.

  • Plus que jamais s'affirme pour l'individu l'injonction de devenir original ; il doit être autonome et en accord avec sa nature profonde. Le plus souvent, cette double quête de l'individu ne remet pas en cause son appartenance au groupe familial mais nécessite des adaptations pour préserver l'authenticité et l'autonomie de chacun. L'individu peut aussi rechercher son autonomie en dehors du collectif familial, en essayant d'assurer une certaine cohérence dans son identité entre ce qu'il construit à l'extérieur et à l'intérieur.

  • L'idée d'accompagnement a envahi depuis une quinzaine d'années tous les secteurs professionnels de la relation à autrui : thérapeutique, social, formatif ou management... Pour autant, désigne-t-elle un champ unifié de pratiques ? Finalement : qu'est-ce que l'accompagnement et qu'est-ce qu'accompagner veut dire ? Cette réflexion propose des repères pour déchiffrer l'acte d'accompagner et le situe par rapport à l'absence : une marque en creux de ce qui lui existait antérieurement.

  • Le présent ouvrage n’a pas pour mission d’établir un rapport objectif au sujet du fonctionnement spécifique de l’EHPAD public des 7 rivières de Bédarrides, dans le Vaucluse. L’auteur a délibérément choisi l’angle tout personnel d’un homme sans expérience qui se voit pour la première fois confronté à un « univers limite », celui d’un Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes. Le parti pris de l’ouvrage est celui de la réflexion et de la beauté ; son cours, celui des émotions et des réflexions surgies à la faveur des programmes d’animation établis par ses soins.

  • Développée en médecine depuis l'Antiquité, l'approche clinique s'est étendue à l'ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales dans la seconde moitié du XXe siècle. Reconnue comme champ propre en psychologie, sociologie, anthropologie ou sciences de l'éducation, elle revêt aujourd'hui un caractère polysémique. Le pari de cet ouvrage consiste à en développer les fondements et les enjeux, puis d'interroger la spécificité des conceptions psychanalytiques de la clinique pour en inférer les effets dans le champ de l'éducation spécialisée et du travail social.

  • Un matin, des hommes sont entrés dans plusieurs villages au nord de la Centrafrique et ont tiré sur la population, avancée meurtrière qui ne cessera plus pendant presque trois ans. Ce conflit a engendré un chaos tel que le pays est exsangue. Il convient de s'interroger sur l'avenir de ce pays et quoi de plus "éclairant" que de l'envisager à partir de ce qui fait potentiellement sa force : sa jeunesse ? De quelle façon sont traités les enfants de Centrafrique dans ce conflit ? L'auteure a recueilli un ensemble de témoignages qui constituent une photographie des besoins en éducation et permet d'envisager une solution pour les plus démunis.

  • L'auteur souhaite trasnmettre à tous les éducateurs ou à ceux qui se préparent à le devenir, tout le bonheur que ce métier lui a donné. Cette profession est aussi passionnante qu'elle est exigeante. Ces pages témoignent de l'enthousiasme et des convictions qui sont les siennes. C'est une aventure «humanisante » où le quotidien est un rendez-vous en terre inconnue.

  • Les petites associations de solidarité internationale ? Un monde méconnu, semble-t-il. Pour la première fois, une enquête de terrain montre la vigueur et la diversité de cette mouvance. Sans doute plus de 30 000 associations en France qui soutiennent des projets mais aussi, dans le temps long, construisent des liens forts entre ici et là-bas. Ces bénévoles, plutôt habitués à la discrétion, disent les raisons de cet engagement qui revêt sans doute parfois une forme un peu "artisanale". Ils pointent aussi les écarts et les difficultés de partenariat entre des acteurs de solidarité qui vivent dans des univers culturels tellement différents.

  • Issu d'une famille prolétaire catholique, Roger Gayon commence à construire son parcours à travers la JOC dont il fait sienne la devise : "Apprendre à apprendre et apprendre avec les tiers" lors de ses premières activités bénévoles. Du travail social à l'autisme, l'accompagnement reste le fondement de son implication dans le respect de son postulat initial : démystifier pour que tous puissent apprendre. L'éducation populaire est ainsi le fil rouge qui guide tout son itinéraire professionnel.

  • S'appuyant sur les travaux et expertises de la Ligue française des droits de l'enfant dont il est le président, Sylvain Moraillon dresse le constat du nombre croissant de placements d'enfants, dans tous les milieux sociaux, alors même que les familles ne sont pas maltraitantes. Une accumulation de structures, dont certaines illégales, entretiennent une véritable manne financière. L'organisation actuelle de notre système judiciaire engendre ces dérives inquiétantes.

  • Et si nous avions une autre image de ce que nous sommes ? Et si nous pouvions prendre conscience que notre être est plus grand que nous le pensions ? Et si comme le Totum de la plante, notre être était plus grand que ce qui nous compose ? L'Être Totum ou la voie subtile de l'homme, propose d'aborder l'être humain comme une superposition de différentes énergies physiques, émotionnelles et spirituelles. En voyageant dans ces dimensions, nous pourrons mieux comprendre la subtilité de notre fonctionnement et ainsi veiller à prendre soin de nous pour aller vers un seul but : l'harmonie comme équilibre intérieur entre notre volonté, nos besoins et nos capacités. Cette homéostasie très particulière est propre à chacun et les chemins pour y parvenir sont personnels. L'auteur propose dans un premier temps de découvrir et comprendre ce que sont ces dimensions puis dans un second temps d'appréhender la compréhension de ce qui infl uence en négatif ou en positif ces corps. Ce livre simple est bâti à travers le filtre du regard du naturopathe en proposant d'unifier plutôt que de séparer les concepts de la santé. Simplement pour vivre en cohérence et en accord avec soi-même, notre nature profonde mais aussi notre belle Terre Mère.

  • Alors que les centres sociaux inscrivent leurs actions dans les valeurs de l'éducation populaire, favorisant la transmission des savoirs et des expériences dans un objectif de construction partagée, quelle place occupent les pratiques de formation des bénévoles dans leurs projets institutionnels ? Quel en est l'impact sur les parcours individuels d'engagement ? L'auteur propose ici une analyse des dispositifs qui se développent dans les centres sociaux dans un contexte de renforcement des procédures visant la qualité et l'évaluation des activités.

  • La famille d'accueil a toujours représenté une forme de suppléance familiale. Cet ouvrage collectif a pour objet de relever les évolutions récentes de cette forme traditionnelle d'éducation et les enjeux qui se dessinent aujourd'hui. Des contributions privilégient l'étude de la dimension culturelle (en pays Bamiléké - Cameroun, en Roumanie), d'autres la dimension institutionnelle (évolution du cadre législatif, professionnalisation des assistantes familiales) ; enfin la dimension relationnelle famille d'accueil/enfants est aussi abordée.

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