les liens qui liberent

  • Benjamin Coriat, économiste (atterré) reconnu, spécialiste des Biens Communs, s'appuie sur les bouleversement de la crise du coronavirus pour proposer de nouvelles orientations en matière de politiques publiques. C'est en cartographiant ces problématiques inédites liées à des réflexions sur l'anthropocène, qu'il propose la métamorphose progressive des services publics en biens communs.

  • Ces derniers mois, la moitié des gouvernements de la planète faisaient le choix de préférer la santé de leurs populations à la croissance de leurs économies faute d'avoir pris soin de la vitalité de leurs écosystèmes. La leçon est implacable : détruire la Nature est un suicide social et accessoirement une folie économique dont nous n'avons pas les moyens. Ce livre soutient que l'espérance de vie et la pleine santé doivent désormais devenir nos boussoles communes dans ce nouveau siècle.

  • Un simple citoyen peut changer le cours de l'histoire et du droit. La trajectoire de Cédric Herrou en est le plus bel exemple. Pourtant rien ne l'y prédestinait. Cet ouvrage est le témoignage exceptionnel et bouleversant d'un homme qui s'est révolté contre le cynisme des autorités et d'un État qui bafoue quotidiennement le droit. Il aurait pu, comme beaucoup, garder « porte close », mais a choisi d'aider, au nom de la dignité humaine, ces migrants expulsés et maltraités. Aujourd'hui, Cédric Herrou est devenu une icône dont le nom a largement dépassé nos frontières.

  • Après les succès de librairie Storytelling et l'Ere du clash, Christian Salmon poursuit dans ce nouvelle essai son enquête sur les formes modernes de manipulation des esprits.

  • Comment des sociétés plus avancées et démocratiques peuvent-elles conduire à des régimes de plus en plus autoritaires, en France comme ailleurs, au point de raviver le spectre totalitaire ? Telle est la question posée par ce livre.
    Depuis plus de 30 ans, l'échiquier politique a dérivé vers la droite, et la droite vers l'extrême-droite. La dérégulation et la dilution des institutions excluent de plus en plus de personnes, laminant les sécurités de l'ancien monde du travail, de la carrière, de la retraite, de la famille, des voisins, des territoires... Le contrat social entre la nation et la politique est rompu. La colère populaire est réprimée par la violence, et l'autoritarisme. Dans ce livre, Roger Sue montre pourquoi la France s'est engagée sur une voie totalitaire.

  • L'humanité - considérant les crises climatiques, sanitaires et de la biodiversité - doit se préparer à une remise en cause fondamentale du paradigme de civilisation actuel. L'adaptation nécessaire à ces bouleversements est inédite dans l'histoire de l'humanité, et nous oblige à réinventer dès aujourd'hui nos manières de vivre, d'habiter, de nous nourrir, de nous mouvoir, etc.

  • Crise climatique, crise financière, crise sociale, crise démocratique... Tous les voyants sont au rouge. Partout, nous approchons d'un point de non-retour. Depuis plus de trente ans, jamais nos dirigeants n'ont su faire face aux enjeux. Trop d'inertie politique, d'occasions ratées, de mauvaises directions... Le poids des lobbies, la recherche de la croissance sans limite, l'aveuglement nous ont fait perdre un temps précieux. La fenêtre d'action est de plus en plus étroite, et nous ne pouvons plus attendre ! Il s'agit désormais de changer radicalement de cap, pour éviter un emballement qui semble de plus en plus imminent. La bataille décisive devra être menée dans les mois qui viennent, et elle ne pourra se faire qu'au niveau de l'Europe.

  • « La façon dont on nous parle des problèmes économiques, sociaux et même politiques nous laisse peu de chances de comprendre ce que l'on veut nous dire. Et encore moins les phénomènes qui nous blessent.
    L'invention d'une néo-novlangue est passée par là. Pourquoi nous répète-t-on à l'infini que le chômage est inadmissible pour finir par le laisser persister ? Pourquoi dit-on que le travail est notre avenir alors qu'on se garde, depuis longtemps, de le valoriser ? Pourquoi a-t-on, du moins en Europe, renoncé à utiliser tous les instruments de la politique économique pour se cantonner aux politiques dites structurelles, dont on finit par comprendre que leur objectif est de réduire la protection sociale ? Pourquoi accepte-t-on de voir croître démesurément les inégalités alors que l'on dit vouloir les combattre ?
    La langue que nous utilisons, à force d'être contournée, a transformé la réalité à laquelle nous sommes confrontés, jusqu'au déni de la souffrance. Elle est davantage manipulée par la doctrine qu'elle ne s'en sert. Il faut, si l'on veut revenir à une vision moins irénique, ou fataliste, du monde, déconstruire la novlangue pour reconstruire un langage dans lequel chacun se reconnaisse. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra vraiment agir sur le monde et sur le destin des populations.
    Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra déjouer le piège politique que nous tend la novlangue et retrouver le chemin d'une démocratie moins fragile que celle qui nous enjoint à la résignation. » J.-P. Fitoussi

  • « Ce qui vient est le prolongement des années de radio durant lesquelles j'ai pu rencontrer et écouter des personnalités venues de disciplines et d'horizons différents, scientifiques, culturels, politiques, économiques. Quels que soient leurs domaines de compétence, beaucoup d'entre elles poursuivent leur recherche en pratiquant leur propre remise en cause et celle de leurs travaux. J'ai aimé ces explorateurs qui se sont libérés des certitudes et qui ont trouvé leur curiosité dans le doute. Ceux-là ont fait tomber des murs, ils se sont débarrassés de l'exclusivité de leurs savoirs, ils ont fait la peau à l'hubris qui nous égare. La volonté humaine de puissance est une fausse piste. Nous ne sommes le centre de rien dans un monde en recombinaisons permanentes, aléatoires ou accidentelles. L'univers n'a pas de centre ni de bord, nous devons composer avec ce qui nous entoure. Cet ouvrage construit une toile dans laquelle les points de convergence sont nombreux entre les disciplines, entre les imaginaires nés du monde multipolaire, entre les cultures ancestrales et la digitalisation contemporaine. Il révèle enfin, aussi émouvante qu'une échographie, l'image du nouveau monde en gestation, vivant et palpitant. Le monde ne va pas changer, il a déjà changé. L'espérance n'est jamais vaine. »
    S. P.

  • Le premier roman d'Aude Lancelin, lauréate du prix Renaudot essai 2016 pour son livre largement célébré Le monde libre.
    Le 24 novembre 2018, Yoann, Gilet jaune de 35 ans, est interpellé sur les Champs Elysées pour avoir lancé un pavé. Il sera condamné à quatre mois de prison avec sursis. Six mois plus tard, en mai 2019, alors que le mouvement périclite, ce jeune électricien au chômage se suicide dans la ferme de ses parents en Creuse, département le plus pauvre de France. 
    Inspiré de cette tragique histoire vraie, « La Fièvre » c'est six mois hors du commun dans la vie de la nation française, qui auront vu le pouvoir vaciller face à un soulèvement historique que personne n'attendait. A travers ce fil directeur romanesque, le roman traverse une époque de décomposition morale et intellectuelle, qui aura laissé s'installer un véritable apartheid entre les différentes classes sociales. Penseurs épris de notoriété, gens de médias dépassés par la situation, hommes d'appareil tentant de reprendre le contrôle, l'histoire de Yoann croise dans le livre celle de nombreux protagonistes, connus ou inconnus de notre époque, parmi lesquels un journaliste de sa génération, qui va s'intéresser à son parcours. 
    Aujourd'hui la fièvre semble retombée, mais la maladie française se poursuit, tandis qu'à tout moment une nouvelle poussée peut survenir.

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